L'hypercholestérolémie touche environ 1/3 des Français.
L'adoption d'un régime équilibré et limité en graisses saturées permet de protéger ses artères et d'éviter les maladies cardio-vasculaires.
Pour beaucoup, l'évocation du seul mot « cholestérol » est synonyme de maladie. Il faut dire que, si elle est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme
(voir texte en rose en bas de l'article), cette graisse peut aussi se montrer particulièrement nocive. Lorsque le sang contient trop de cholestérol, celui-ci s'accumule sur les parois des artères
et peut finir par les boucher. Ce processus, appelé athérosclérose, est à l'origine de maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus du myocarde) et de la survenue d'accidents vasculaires
cérébraux.
Se nourrir autrement
« Pour protéger ses artères et éviter que son taux de cholestérol se mette à grimper insidieusement, de simples mesures d'hygiène de vie suffisent la plupart du temps. Avant même de prescrire des médicaments, la prise en charge des patients souffrant d'hypercholestérolémie commence par la mise en place d'un régime spécifique qui peut faire baisser de 30% leur taux de mauvais cholestérol en un mois. » À titre préventif, l'adoption d'un régime anticholestérol n'a rien de contraignant. « L'idée est plutôt d'apprendre à manger équilibré au quotidien en freinant, par exemple, sa consommation de plats tout prêts et en se mettant un petit peu plus à cuisiner. »
Faire le tri entre les bonnes et les mauvaises graisses
Limiter les apports en acides gras saturés est le premier réflexe à adopter. Contenus dans les graisses d'origine animale, on les retrouve surtout dans les fromages, les laitages (yaourt grec, par exemple), les crèmes dessert, la charcuterie ou encore les viandes les plus grasses (agneau, entrecôtes...). Ils sont aussi présents dans les graisses végétales : huiles de friture raffinées qui se solidifient après cuisson (comme la fameuse Végétaline). Certains biscuits du commerce et pâtisseries industrielles, préparés avec de l'huile de coprah ou de palme, en sont également bourrés. Dans la mesure du possible, ces « mauvaises graisses » doivent être remplacées par des acides gras polyinsaturés ou mono-saturés, que l'on trouvera dans la majorité des huiles (de colza, d'olive ou de tournesol). En pratique, si vous avez l'habitude de cuisiner avec du beurre, cela consiste à alterner les modes de cuisson et d'assaisonnement, en utilisant toute la gamme des huiles disponibles. Parallèlement, certains aliments comme les abats (rognons, foie, ris de veau...) et les œufs contiennent beaucoup de « cholestérol pur ». Il est donc préférable d'en limiter sa consommation (pas plus de deux à trois fois par semaine). Privilégiez les poissons, riches en bons acides gras dont les fameux oméga-3. Les spécialistes de la nutrition recommandent d'en manger trois fois par semaine et, par ailleurs, de ne pas hésiter à augmenter les apports quotidiens en fruits, légumes et fibres, ces derniers faisant légèrement baisser le mauvais cholestérol.
Lutter contre la sédentarité
Enfin, comme souvent lorsqu'il s'agit de prévenir les risques cardio-vasculaires, il est absolument indispensable d'éviter la sédentarité. D'une part parce qu'elle génère un
surpoids, qui a lui-même tendance à faire notablement grimper le taux de cholestérol, d'autre part parce que bon nombre d'études ont démontré que la pratique régulière d'une activité physique
faisait augmenter le taux de bon cholestérol. Alors, pas d'hésitation : bougeons ! Il est donc conseillé de s'octroyer l'équivalent de trois séances de marche rapide d'au moins ½ heure
chaque semaine, ce qui représente... un minimum.
Une graisse indispensable
Fabriqué au 2/3 par l'organisme et apporté par 1/3 par l'alimentation, le cholestérol est une graisse indispensable qui entre, notamment, dans le processus de fabrication de certaines hormones. Il n'existe qu'un seul cholestérol mais celui-ci utilise des « supports » différents pour circuler dans le corps. Ce sont des lipoprotéines, des HDL (High Density Lipoproteins), qui servent à acheminer le cholestérol en excès dans l'organisme vers le foie afin qu'il y soit dégradé. Les HDL donnent le taux de « bon cholestérol ». Les LDL (Low Density Lipoproteins), elles, transportent le cholestérol du foie vers le reste de l'organisme. C'est leur taux qui est en cause lorsque surviennent les problèmes cardio-vasculaires. Dans ce cas, il est appelé « mauvais cholestérol ».
Quand faut-il faire des analyses ?
Le taux de cholestérol total est considéré comme anormal au-delà de 2,5 g par litre de sang. Le seuil est fixé à 1,6 g/l en ce qui concerne le taux de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol). Il est recommandé de procéder au dosage de son cholestérol sanguin dès l'âge de 20 ans. Si les résultats des analyses n'ont rien révélé d'anormal, un contrôle tous les 5 ans suffit. En cas d'antécédent familial de maladie coronaire précoce chez un parent du premier degré, ce bilan sanguin doit être pratiqué tôt, vers l'âge de 13 ou 14 ans.
© Propos du Dr Boris Hansel, endocrinologue, chef de clinique à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, recueillis par Jeohan Bonillo pour le magazine Télé 2 semaines.
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fraîche...)
Crèmes dessert, mousses au chocolat...
Pâtés, rillettes, saucisses, jambon blanc...
Les salaisons type jambon cru, saucisson...
Pièces entières de charcuterie, saucisson...
Les surgelés
Les boîtes de conserve
Les produits secs (céréales, purée, farine...)
Le chocolat
Les épices
Eaux, sodas, jus de fruits
Lait en brick et en bouteille
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