Articles santé

Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 08:00

L'hypercholestérolémie touche environ 1/3 des Français.

L'adoption d'un régime équilibré et limité en graisses saturées permet de protéger ses artères et d'éviter les maladies cardio-vasculaires.

 

Pour beaucoup, l'évocation du seul mot « cholestérol » est synonyme de maladie. Il faut dire que, si elle est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme (voir texte en rose en bas de l'article), cette graisse peut aussi se montrer particulièrement nocive. Lorsque le sang contient trop de cholestérol, celui-ci s'accumule sur les parois des artères et peut finir par les boucher. Ce processus, appelé athérosclérose, est à l'origine de maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus du myocarde) et de la survenue d'accidents vasculaires cérébraux.

 

Se nourrir autrement

 

« Pour protéger ses artères et éviter que son taux de cholestérol se mette à grimper insidieusement, de simples mesures d'hygiène de vie suffisent la plupart du temps. Avant même de prescrire des médicaments, la prise en charge des patients souffrant d'hypercholestérolémie commence par la mise en place d'un régime spécifique qui peut faire baisser de 30% leur taux de mauvais cholestérol en un mois. » À titre préventif, l'adoption d'un régime anticholestérol n'a rien de contraignant. « L'idée est plutôt d'apprendre à manger équilibré au quotidien en freinant, par exemple, sa consommation de plats tout prêts et en se mettant un petit peu plus à cuisiner. »

 

Faire le tri entre les bonnes et les mauvaises graisses

 

Limiter les apports en acides gras saturés est le premier réflexe à adopter. Contenus dans les graisses d'origine animale, on les retrouve surtout dans les fromages, les laitages (yaourt grec, par exemple), les crèmes dessert, la charcuterie ou encore les viandes les plus grasses (agneau, entrecôtes...). Ils sont aussi présents dans les graisses végétales : huiles de friture raffinées qui se solidifient après cuisson (comme la fameuse Végétaline). Certains biscuits du commerce et pâtisseries industrielles, préparés avec de l'huile de coprah ou de palme, en sont également bourrés. Dans la mesure du possible, ces « mauvaises graisses » doivent être remplacées par des acides gras polyinsaturés ou mono-saturés, que l'on trouvera dans la majorité des huiles (de colza, d'olive ou de tournesol). En pratique, si vous avez l'habitude de cuisiner avec du beurre, cela consiste à alterner les modes de cuisson et d'assaisonnement, en utilisant toute la gamme des huiles disponibles. Parallèlement, certains aliments comme les abats (rognons, foie, ris de veau...) et les œufs contiennent beaucoup de « cholestérol pur ». Il est donc préférable d'en limiter sa consommation (pas plus de deux à trois fois par semaine). Privilégiez les poissons, riches en bons acides gras dont les fameux oméga-3. Les spécialistes de la nutrition recommandent d'en manger trois fois par semaine et, par ailleurs, de ne pas hésiter à augmenter les apports quotidiens en fruits, légumes  et fibres, ces derniers faisant légèrement baisser le mauvais cholestérol.

 

Lutter contre la sédentarité

 

Enfin, comme souvent lorsqu'il s'agit de prévenir les risques cardio-vasculaires, il est absolument indispensable d'éviter la sédentarité. D'une part parce qu'elle génère un surpoids, qui a lui-même tendance à faire notablement grimper le taux de cholestérol, d'autre part parce que bon nombre d'études ont démontré que la pratique régulière d'une activité physique faisait augmenter le taux de bon cholestérol. Alors, pas d'hésitation : bougeons ! Il est donc conseillé de s'octroyer l'équivalent de trois séances de marche rapide d'au moins ½ heure chaque semaine, ce qui représente... un minimum.



 

Une graisse indispensable

Fabriqué au 2/3 par l'organisme et apporté par 1/3 par l'alimentation, le cholestérol est une graisse indispensable qui entre, notamment, dans le processus de fabrication de certaines hormones. Il n'existe qu'un seul cholestérol mais celui-ci utilise des « supports » différents pour circuler dans le corps. Ce sont des lipoprotéines, des HDL (High Density Lipoproteins), qui servent à acheminer le cholestérol en excès dans l'organisme vers le foie afin qu'il y soit dégradé. Les HDL donnent le taux de « bon cholestérol ». Les LDL (Low Density Lipoproteins), elles, transportent le cholestérol du foie vers le reste de l'organisme. C'est leur taux qui est en cause lorsque surviennent les problèmes cardio-vasculaires. Dans ce cas, il est appelé « mauvais cholestérol ».

 

Quand faut-il faire des analyses ?

Le taux de cholestérol total est considéré comme anormal au-delà de 2,5 g par litre de sang. Le seuil est fixé à 1,6 g/l en ce qui concerne le taux de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol). Il est recommandé de procéder au dosage de son cholestérol sanguin dès l'âge de 20 ans. Si les résultats des analyses n'ont rien révélé d'anormal, un contrôle tous les 5 ans suffit. En cas d'antécédent familial de maladie coronaire précoce chez un parent du premier degré, ce bilan sanguin doit être pratiqué tôt, vers l'âge de 13 ou 14 ans.

 

© Propos du Dr Boris Hansel, endocrinologue, chef de clinique à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, recueillis par Jeohan Bonillo pour le magazine Télé 2 semaines.

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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 08:00

Labels officiels ou privés, logos, signes d'identification géographique ou de qualité officiels... difficile pour les consommateurs de s'y retrouver. Voici, à travers les labels les plus connus, ce qu'il faut savoir pour acheter en toute connaissance de cause vos produits alimentaires.

 

Agriculture Biologique : le respect de l'environnement

Avec son cahier des charges draconien, le sigle AB n'est pas donné à tout le monde.

Pas d'engrais chimiques, de pesticides de synthèse, ni d'organismes génétiquement modifiés (OGM)... Le mode de production biologique est respectueux de l'environnement. Pour être vendus sous la marque AB, réglementée par le ministère de l'Agriculture, les produits biologiques frais ou transformés doivent être composés d'au moins 95% d'ingrédients issus de la filière biologique. Les 5% restant sont des produits difficiles à trouver voire inexistants en agriculture biologique. Conditions d'élevage et de culture, traçabilité font partie du très contraignant chier des charges AB. Un organisme de certification agréé en vérifie le respect. Le contrôle a un prix, 500 € par an en moyenne, à la charge de l'agriculteur qui finalement paye pour ne pas polluer. Les grandes et moyennes surfaces commercialisent environ 50% des produits biologiques, les magasins spécialisés et les marchés 20%. Le prix, de 20 à 30% supérieur aux produits conventionnels, reste trop élevé pour bon nombre de consommateurs. Un surcoût qui s'explique surtout par de plus faibles rendements et par une main d'œuvre plus abondante. La filière souffre aussi d'un soutien insuffisant des pouvoirs publics.

 

Indication  Géographique Protégée : une réputation locale incontestée

Anchois de Collioure, riz de Camargue, jambon de Bayonne, clémentine de Corse, Boudin blanc de Rethel (Ardennes)... Pas moins de 74 productions alimentaires françaises portent la dénomination européenne officielle IGP, Indication Géographique Protégée. On en trouve aussi venant de l'Union européenne comme un nougat espagnol, le tùron d'Alicante. Le logo s'applique à des produits possédant une qualité déterminée, un réputation ou une caractéristique qui peut être attribuée à leur origine géographique. Le lien au terroir est ici plus souple que dans le cadre d'une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC). L'aire d'appellation est d'ailleurs plus étendue. Et il n'est pas obligatoire d'utiliser des matières premières du lieu où les produits s'élaborent.

 

Label Rouge : un sigle reconnu

C'est le plus connu des labels. Signe d'une garantie supérieure, le Label Rouge s'appuie sur des critères très précis. Tout le monde connaît son célèbre logo que l'on retrouve notamment sur certaines volailles. Le Label Rouge est accordé à un produit qui démontre une qualité supérieure à un produit courant similaire. D'où un cahier des charges, accompagné de test de dégustation, homologué par le ministère de l'Agriculture qui fixe des critères minimaux à toutes les étapes de la production.

Il existe 450 produits portant le Label Rouge. Des fruits et légumes comme le haricot tarbais, dont la cueillette s'effectue exclusivement à la main en passant par l'ail rose de Lautrec ou les conserves de sardines de Bretagne dont le moelleux tient à leur taux de graisse de 8% minimum.

Les plus connus des consommateurs sont incontestablement les volailles, dont 90% sont des poulets. Élevées en plein air, les volailles fermières sont issues de races rustiques, réputées pour leur croissance lente. L'élevage des poulet fermiers (qui doit durer au moins 81 jours et 94 pour les pintades) est deux fois plus longs que pour la majorité des poulets standard. Dans des bâtiments éclairés par lumière naturelle, la densité est de 11 animaux par mètres carrés. Si les volatiles sont certifiés « élevés en plein air », les bêtes disposent chacune de deux mètres carrés sur un parcours herbeux. Avec la mention « élevées en liberté », elles doivent pouvoir gambader librement. L'alimentation, quant à elle, est composée de 70 à 80% de céréales complétées par du soja, du colza et du tournesol. Un vrai festin de roi... pour satisfaire nos papilles !

 

Appellation d'Origine Contrôlée : un lien au terroir

L'AOC garantit l'originalité d'un produit local. Son cahier des charges est exigeant mais n'exclut pas les dérives.

La mention Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) garantit l'existence d'un lien étroit entre le produit et son terroir. Une zone géographique délimitée, un sol et un climat spécifique, un savoir-faire élaboré depuis des générations... l'AOC possède des caractéristiques non reproductibles dans un autre territoire. Encore faut-il le prouver auprès de l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO), qui effectuera aussi des examens sur le goût, la saveur, le toucher. La procédure peur prendre plusieurs années. Mais le sésame vaut la peine d'attendre. On compte 45 AOC pour les produits laitiers comme le beurre des Charente. 30 pour les produits agro-alimentaires tels que les lentilles vertes du Puy ou le piment d'Espelette. Et... 474 pour les vins ! C'est beaucoup. Trop sans doute. L'AOC, qui consacre 44% de la production française, devrait désigner les meilleurs crus. Mais on retrouve en grandes surfaces des AOC à 2 € et des vins originaux et bien faits à 20 € ou plus que leurs producteurs doivent commercialiser comme vins de table car ils ne respectent pas les critères parfois stéréotypés d'une appellation. Voilà de quoi laisser le consommateur perplexe. Signe que l'AOC a dérivé, certaines zones d'appellation se sont curieusement élargies au point de coïncider avec les limites administratives d'un département, englobant des sols aux natures différentes, recours excessif aux engrais... D'où une réforme qui a vu le jour courant 2007 pour rivaliser aussi avec les productions massives des Etats-Unis ou de l'Australie. Aux côtés de vins AOC au cahier des charges plus strict, il y aurait une appellation d'origine simple, équivalente du signe européen Indication Géographique Protégé (IGP), moins exigeante, et correspondant aux vins de pays. Les viticulteurs pourront alors appliquer à ces derniers, comme aux vins de table, les technologies dites « modernes » comme l'aromatisation par copeaux de bois ou la désalcoolisation.

 

L'AOP, Appellation d'Origine Protégée, c'est l'équivalent européen de notre AOC. Elle s'applique à tous les produits autres que le vin.






 

Commerce équitable : un engagement éthique

Permettre aux paysans et artisans des pays émergents de mieux vivre de leur travail en leur garantissant un prix plancher, autrement dit un revenu minimum. Voilà à quoi s'engage le commerce équitable, dont on connaît en France certains animateurs comme Artisans du Monde ou Max Havelaar. Ce dernier est une association de solidarité internationale non gouvernementale qui ne vend ni achète mais a créé un label privé mondialement reconnu. Une sorte de label social qui garantit aux consommateurs que les bénéfices des ventes de ces produits certifiés contribueront au développement durable pour des paysans et artisans marginalisés par le commerce mondial. Le label Max Havelaar s'appuie aussi sur un cahier des charges qui exclu notamment toute utilisation de semences génétiquement modifiées (OGM).



 

© Propos du Dr Michel Roussel, généraliste, recueillis par Nathalie Szapiro pour le magazine Télé-Loisirs N°1187 de la semaine du 29/11/2008 au 05/12/2008.

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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 08:00

Depuis des années, on nous répète à l'envi qu'il est essentiel de s'hydrater pour garder la ligne et se faire la peau nette. Une théorie battue en brèche par une étude américaine récente... Retour sur la polémique.

 

En bons petits soldats, on avait « imprimé » le message... Boire quotidiennement l'équivalent d'une bouteille d'eau, c'était in-dis-pen-sable si on voulait drainer son organisme et purifier son teint. Alors, on s'obligeait bon gré à ingurgiter 1,5 litres d'eau chaque jour. Or, une étude qui vient d'être publiée par 2 chercheurs américains de l'université de Pennsylvanie à Philadelphie, Stanley Goldfard et Dan Negoianu, dans la très sérieuse revue Journal of The American Society of Nephrology vient de faire voler en éclats cette croyance largement répandue. « Il y a un manque général de preuves sur les avantages que les organes pourraient tirer d'une consommation d'eau allant au-delà de la soif. Aucun résultat scientifique ne justifie la recommandation communément admise de boire 1,5 litres d'eau par jour » expliquent-ils. Une consommation très importante d'eau n'aide pas à perdre du poids parce qu'elle n'augmente pas la capacité d'élimination des toxines par les reins. « La question est : « Est-ce que boire plus d'eau augmente cette fonction normale et importante des reins ? » La réponse est non. En fait, étonnamment, cela tend à réduire la capacité des reins à agir comme un filtre », précise Stanley Goldfard dans ce rapport.

 

Seule concession minceur faite aux vertus de l'eau : les 2 scientifiques affirment que boire plus d'eau permet à certains individus de se sentir « repus et donc de réduire leur appétit ». L'eau ne serait pas, non plus, un vecteur d'éclat ou de tonicité pour l'épiderme puisque l'hydratation de celui-ci serait assurée par le collagène naturel de l'organisme. La nouvelle règle, c'est donc de boire uniquement quand l'organisme le réclame ; cette recommandation ne valant évidemment pas pour ceux qui souffrent de pathologies spécifiques, ceux qui subissent un climat chaud et sec ou encore ceux que leurs pratiques quotidiennes amènent à éliminer beaucoup d'eau par la sudation, tels les athlètes. Mis à part ces cas particuliers, « pour la majorité, les gens ne devraient pas s'en faire. Buvez simplement quand vous avez soif », concluent les auteurs. Moralité, on ne force plus sur la bouteille, même si l'on veut s'abreuver de beauté !

 

Perte de poids : les raisons du « YO-YO »

Une étude publiée le 4 mai dernier dans le magazine Nature vient ébranler une autre idée reçue. Si la plupart d'entre nous regrossissent après un régime, ce n'est pas par manque de volonté... Selon Kristy Spalding, de l'institut Karolinska de Stockholm, ce serait du fait de la quantité génétiquement programmée de cellules graisseuses que compte notre corps. Si celles-ci diminuent de taille lors d'un amaigrissement, leur nombre reste lui constatant tout au long de la vie. Dès que l'on revient à une alimentation habituelle, celles-ci stockent à nouveau. Et notre balance grimpe !

 

© Propos recueillis par Bénédicte Flye Sainte Marie pour le magazine Télé Magazine.

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 08:00

En France, nous en consommons deux fois trop... souvent à notre insu ! En effet, 80% du sel que nous absorbons provient des aliments de l'industrie agro-alimentaire.

 

Alors que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fixe la limite à 2kg de sel par an et par personne, les Français en ingurgiteraient au moins 4 kg, voire 6 pour certains. Or, le problème, c'est que le sel est à l'origine de multiples méfaits.

 

Mais de quoi le sel est-il donc accusé ?

Le sel ne pose pas de problèmes, sauf quand on en abuse. En effet, l'excès de sel est accusé de favoriser l'hypertension artérielle et de provoquer 75 000 accidents cardiovasculaires par an, dont 25 000 se soldent par un décès, selon les travaux de Pierre Meneton, chercheur à l'INSERM. Cet abus favoriserait aussi l'hypertrophie du ventricule gauche, un autre facteur de risque de maladie cardiovasculaire. Et ce n'est pas tout comme le sel ouvre l'appétit, il encourage le surpoids et l'obésité, encore des facteurs de risques cardiovasculaire. Chez la femme ménopausée, il semble aggraver le risque d'ostéoporose du fait d'une fuite accrue de calcium. Enfin, il multiplierait par 6 le risque de cancer de l'estomac.

 

Comment être certain qu'il s'agit bien de soucis liés à l'excès de sel ?

Les liens entre un niveau de consommation de sel élevé et la survenue d'accidents cardiovasculaires ont déjà fait l'objet de nombreuses études scientifiques. Ensuite, il suffit de demander à des patients hypertendus de diminuer leur consommation de sel pour voir leur pression artérielle s'améliorer.

 

Si l'on pense que cette surconsommation est nocive, pourquoi les industriels continuent-ils de saler autant ?

Les raisons en sont sans doute multiples. Pour certains, le sel sert à masquer la fadeur de leurs aliments bas de gamme, il agit comme un exhausteur de goût. D'autres comptent sur cette denrée pour ouvrir l'appétit de tout un chacun et, donc, pousser à la consommation. Pour d'autres, étant donné que le sel « assoiffe », cela leur permet de faire d'une pierre deux coups puisque ce sont les mêmes qui mettent les boissons en bouteilles ou en canettes sur le marché... Enfin, de nombreux industriels réfutent encore l'idée que l'excès de sel puisse avoir une action délétère sur la santé...

 

Face à cette situation, comment le consommateur peut-il se préserver ?

Il doit acheter des denrées de base -fruits, légumes, farine, etc...- et préparer lui-même ses plats. Se méfier des eaux trop salées. Et lire les étiquettes, à la recherche de la teneur en sodium (l'autre nom du sel) la plus basse, pour un aliment donné. Enfin, les parents doivent impérativement éduquer leurs enfants !

 

Il faut donc traquer le sel partout ?

Surtout pas, il faut un juste milieu ! Autant il est absurde, voire dangereux, de consommer 3 fois plus de sel que nécessaire, autant il est ridicule de vouloir s'en passer à tout prix, car le sel fait partie intégrante de la vie. Les aliments sans sel -à commencer par le pain- manquent de saveur, or manger doit rester un plaisir. On peut donc continuer à saler un peu, mais à bon escient !

 

© Propos du Dr Michel Roussel, généraliste, recueillis par Nathalie Szapiro pour le magazine Télé-Loisirs N°1187 de la semaine du 29/11/2008 au 05/12/2008.

 

Peut mieux faire !

Selon un rapport de l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), les industriels ont encore des progrès à faire pour aider les consommateurs à mieux s'y retrouver. Il existe notamment une trop grande variabilité des teneurs en sel au sein d'un même groupe d'aliments. Et la teneur en sel de certaines denrées n'a pas baissé, mais plutôt augmenté entre 2005 et 2008 (produits de boulangerie comme pains de campagne, croissants, baguettes, fromages tels que camemberts, chèvres, charcuterie dont les saucisses, plats cuisinés comme les choucroutes, etc...). Si l'étiquetage s'est globalement amélioré -pour 40% des denrées industrielles, la teneur en sel est aujourd'hui indiquée, contre 12,5% en 2005-, plus de la moitié des aliments ne comportent toujours aucune indication. Alors, à quand un véritable effort de transparence de la part des industriels ?

Par CookingNini - Publié dans : Articles santé
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 08:00

L'épidémie mondiale de diabète frappe aussi les enfants et les ados. Dans le cas du type 2, l'alimentation déséquilibrée et la sédentarité sont pointées du doigt.

 

Le diabète : comment ça marche ?

De tout temps, le diabète a existé. Parfois héréditaire, il était une maladie auto-immune née de la rivalité entre les cellules du corps. Ce diabète de type 1 dit insulinodépendant résulte de notre mode de vie. Nous mangeons trop de graisses et de sucres.

 

1. Le diabète insulinodépendant

a. Chez un malade, la molécule CD3 présente dans la paroi des globules blancs (lymphocytes T) reconnaît, dans les îlots de Langherans, les cellules ß (bêta) du pancréas qui produisent l'insuline.

b. Ainsi téléguidés, les globules blancs partent à l'assaut des cellules ß langheransiennes et les détruisent.

c. La production d'insuline s'arrête. Or, dans le sang, l'insuline régule le taux de sucre. Très vite, les cellules de glucoses encombrent les vaisseaux sanguins. Normalement, le niveau de sucre dans le sang ne doit pas dépasser 70 à 140 milligrammes par décilitre. L'apport artificiel d'insuline est le remède habituel.

 

2. Le diabète gras

Calé derrière le duodénum, le pancréas réagit à la présence d'aliments dans la partie supérieure du tube digestif en secrétant un suc riche en enzymes qui décomposent les graisses, les acides nucléiques pour produire de l'énergie...

a. Si trop de sucre arrive jusqu'au pancréas, il s'épuise à fabriquer l'insuline. Celle-ci devient d'abord moins efficace.

b. Dans un deuxième temps, le pancréas n'arrive même plus à fabriquer suffisamment d'insuline : c'est l'insulino-nécessitance. Comme dans le cas du diabète de type 1, le glucose se trouve en trop forte quantité dans les vaisseaux sanguins. Des comprimés insulino-sensibilisateurs sont généralement prescrits. Mais il faut souvent avoir recours à une thérapie multiple : statine, hypertenseur, aspirine...

 

Toutes les 5 secondes, une personne dans le monde développe un diabète. Et selon la Fédération Internationale de Diabète, près de 380 millions de personnes pourraient être concernées d'ici 2025. D'où la résolution adoptée le 20 décembre 2006 par l'ONU qui reconnaît le diabète comme une « maladie chronique, invalidante et coûteuse, qui s'accompagne de graves complications, fait courir de graves risques aux familles, aux États membres et au monde entier ». Les spécialistes sont d'autant plus inquiets que les malades sont de plus en plus jeunes.

 

2 fois plus d'enfants insulino-dépendants qu'il y a 20 ans.

 

En France, comme dans la majorité des autres pays européens, les taux de survenue du diabète de type 1, ou insulino-dépendant, ont doublé ces 20 dernières années chez l'enfant. Il s'agit dans ce cas d'une maladie auto-immune. Le pancréas cesse de produire de l'insuline qui régule le taux de sucre dans le sang. Il n'est plus rare de diagnostiquer la maladie chez les bébés. Si les études n'ont pas encore mis clairement en évidence les facteurs permettant d'expliquer cette progression de la maladie, il semblerait que les changements intervenus dans notre hygiène de vie soient en cause, notamment l'introduction précoce de protéines du lait de vache, de céréales ou de gluten dans l'alimentation des nourrissons.

 

Les ados en surpoids sont menacés

 

Autre constat alarmant : le diabète de type 2, appelé également diabète non insulino-dépendant, qui touchait jusqu'à présent majoritairement les plus de 50 ans, se développe chez les adolescent. Dans ce cas, l'insuline est produite en quantité et en qualité insuffisantes. Les taux actuels, environ 5% des cas de diabète de type 2 chez les moins de 20 ans, ont doublé ces 10 dernières années. Souvent liée à une alimentation déséquilibrée et au manque d'activité physique, la maladie touche principalement les adolescents ayant une forte corpulence (IMC supérieur à 32) et des antécédents familiaux de diabète. Une population à risque qu'il est primordial de dépister : ce type de diabète expose en effet à des complications plus précoces et rapides que le diabète de type 1, notamment au niveau des reins et de l'hypertension. Quat aux conseils de prévention, ils sont valables pour nous tous : moins de fast-food, moins de sucreries et 3 repas équilibrés par jour. Et on remplace les heures passées devant la télé par du sport et des balades à pied ou à vélo.

 

© Propos recueillis par Coline Aubin pour le magazine Télé Magazine.

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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /2009 08:00

Au fil des années, le corps et le métabolisme se modifient. Il faut donc adapter ses habitudes de vie. Voici un programme « sveltesse » en fonction de chaque décennie.

 

À 20 ans : réguler son alimentation

Le maître mot

Peu concerné par les problèmes de poids (sauf obésité véritable), on va donc chercher davantage à sculpter la silhouette qu'à maigrir.

Les habitudes à adopter à table

Après l'anarchie de l'adolescence, il faut donner un rythme plus régulier à ses repas. Faire une croix sur tous les types d'excès : grignotage, « abonnements » au fast-food, déjeuners sauté...

L'activité physique idéale

Les sports qui tonifient les tissus comme le fitness, le body jam ou la capoeira.

 

À 30 ans : diversifier ses menus

Le maître mot

C'est généralement la période de la première maternité. On a tendance à être plus sédentaire. Il faut alors veiller à mieux construire ses repas pour ne pas « s'empâter ».

Les habitudes à adopter à table

Si ce n'est déjà fait, il faut mettre en pratique les règles d'équilibre. Inclure des légumes à tous les repas et commencer à se méfier des grands ennemis de la balance que sont les sucres et le pain.

L'activité physique idéale

Le stepper et le vélo d'appartement ainsi que le footing, pour la simplicité...

 

À 40 ans : choisir des produits sains

Le maître mot

Dès la quarantaine, les efforts pour mincir sont moins payants. Notons en effet que le corps récupère moins bien qu'avant... L'alimentation devient alors la principale alliée « minceur-santé ».

Les habitudes à adopter à table

On doit miser sur l'excellence. On favorise par exemple les « bonnes » huiles, celles d'olive extra-vierge, de noix, de noisette... On préfère aussi les glucides complets (pain, pâtes, riz) aux versions classiques.

L'activité physique idéale

Rien de trop violent ! Le yoga, la musculation, la marche rapide sont parfaits.

 

À 50 ans : modifier son apport calorique

Le maître mot

Après la ménopause, la dépense énergétique de l'organisme est plus faible. À 35 ans une femme a besoin de 2500 calories par jour. À 55 ans, entre 1800 et 2000... Il est impératif de restreindre ses calories pour ne pas voir s'installer les kilos.

Les habitudes à adopter à table

Pour constituer son stock de protéines et minorer les risques d'ostéoporose, on mang du jambon ou on prend des compléments spécifiques au petit déjeuner. Par contre, on délaisse le beurre ou la confiture. Et on renonce définitivement au dessert le midi.

L'activité physique idéale

Tout ce qui est bénéfique côté cardio. Vous pouvez, par exemple, pratiquer la randonnée ou la natation et tester le tapis roulant.

 

© Propos recueillis par Bénédicte Flye Sainte Marie pour le magazine Télé Magazine.

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 08:00

Vous faites partie de celles qui continuent à fumer pour ne pas grossir ? Grâce à ces conseils, vous pourrez arrêter la cigarette et rester mince !

 

Arrêter de fumer n'a pas que des avantages ! Réjouissez-vous ! Votre santé va bien sûr y gagner ! Mais, en plus, vous allez avoir une belle peau, une dentition plus blanche, une forme au top mais aussi... plus d'appétit ! La sensation de faim va revenir et les aliments vont vous sembler bien meilleurs. C'est donc le moment ou jamais de retrouver une alimentation plus riche en fruits, légumes, herbes et épices dont vous allez mieux apprécier le goût. La bonne nouvelle : le tabac ne parasitant plus vos sensations gustatives, vous allez être moins tentée par les aliments comme la charcuterie ou le fromage. Avec un petit bémol : vous risquez d'être plus attirée par les aliments sucrés. Et de prendre du poids en grignotant !

 

Quels sont les risques ?

 

À l'arrêt du tabac, toutes les femmes ne vont pas prendre des kilos. 1/3 des ex-fumeuses ne grossissent pas et la moitié d'entre elles prennent moins de 3 kilos. La prise de poids des autres varie de 3,8 kilos (la moyenne des prises de poids à 13 kilos. Pas de panique cependant, car 1 femme sur 10 seulement va grossir autant. Une stratégie habile s'impose alors.

 

Garder la taille fine

Profitez de l'effet « patch »

C'est la nicotine qui fait brûler les calories et coupe l'appétit. Si vous portez des patchs nicotiniques, vous bénéficierez encore de ces effets. Durant ces quelques semaines, commencez par réorganiser votre alimentation. Une fois que l'effet coupe-faim se sera estompé, vous aurez déjà acquis de nouvelles habitudes et votre poids aura toutes les chances de rester stable.

Faites vos courses différemment

Soyez vigilante sur vos achats alimentaires. Forcez sur les fruits et les légumes. Laissez les plats industriels. Évitez le rayon des biscuits (trop sucrés). Optez pour des féculents : pâtes et riz complets, quinoa, boulgour, épeautre. Aux friandises, préférez les fruits secs. Achetez de la viande et de la charcuterie maigres, davantage de poisson, des œufs. Découvrez de nouvelles épices...

Limitez l'impact de vos pulsions

Quand on a envie de grignoter, il faut souvent mieux manger « un petit quelque chose » que se restreindre totalement : un fruit frais, 2 ou 3 fruits secs, 1 yaourt avec 1 cuillérée de miel... Autre solution : un produit édulcoré. Une boisson light vaudra toujours moins de calories qu'un biscuit au chocolat. Si vous n'arrivez pas à contrôler l'envie de manger, sucez des pilules Cool-Pills (8 ,90€ en parapharmacies) ou essayez ces compléments : Chromasvelt, à base de chrome, l'oligo-élément qui contrôle le taux de sucre sanguin (14,10€ en pharmacies) ; 3 SK des Laboratoires Réussir (5€, en moyennes et grandes surfaces).

Prenez de la vitamine C

Les fumeuses manquent de vitamine C. si vous ne mangez pas de fruits et légumes, une cure de vitamine C naturelle va vous être d'un grand secours. Elle permet d'abord de lutter contre « le coup de mou » résultant du sevrage de nicotine et de contrecarrer le phénomène de dépendance.

Cherchez des compensations non alimentaires

La cigarette, c'est le « doudou » des adultes. Si vous grignotez, c'est aussi pour compenser la perte de ce jouet. C'est pourquoi les comportementalistes proposent de remplacer la gestuelle liée à la cigarette par d'autres rituels : mâchouiller un crayon, malaxer une balle en mousse ou jouer avec un porte-clefs. À savoir : si vous venez de tomber amoureuse, c'est le moment idéal pour arrêter de fumer car l'amour est un merveilleux coupe-faim.

Bougez !

L'arrêt du tabac est un stress à la fois physique et psychologique, ce qui explique le comportement agressif des fumeurs qui arrêtent. Pour vous libérer de ces tensions, pratiquez un sport qui brûle votre énergie et vous permet en même temps de vous détendre. Pendant les vacances, allez chercher le pain à vélo le matin ; à la rentrée, vous pourrez aller travailler à vélo. Faites du roller avec les enfants ; le mercredi, vous pourrez continuer cette activité avec eux.

 

Organisez vos repas

Pour ne pas que votre appétit s'emballe, structurez vos repas. Ainsi, vous serez moins tentée de grignoter

Le petit déjeuner : un bon début

C'est l'arme antigrignotage de la matinée. Vous n'êtes pas obligée de prendre votre petit déjeuner au saut du lit, surtout si vous n'avez pas faim le matin. Vous pouvez le prendre au bureau à la place de votre pause cigarette de 9 heures.

Le déjeuner : le pilier de la journée

C'est le repas le plus important de votre journée. Si vous vous contentez d'une salade « baignant dans la sauce », vous allez avoir envie de sucreries tout l'après-midi. Un repas riche en fruits et légumes et comprenant de la viande et un produit laitier va désactiver ce processus.

Le dîner : juste un nuage dans l'assiette

C'est le repas le moins calorique de la journée. Il doit être composé d'aliments légers et riches en vitamines et antioxydants : une salade en été et une soupe en hiver. Ous pouvez y ajouter un produit laitier, qui favorisera votre détente, et du poisson, qui fournira des protéines pour ne pas avoir faim au cours de la nuit.

Votre menu idéal

Au petit déjeuner

1 thé ou un café (si possible sans sucre) + 1 bol de corn flakes ou 2 tranches de pain complet beurré + 1 fruit à conserver en collation quand vous avez envie d'une cigarette vers 11 heures.

Au déjeuner

1 crudité + 1 plat de résistance + 1 produit laitier. À la fin du repas : un cachou de réglisse.

Au dîner

1 salade (ou 1 soupe) + 1 plat de poisson ou de crustacés + 1 produit laitier allégé + 1 tisane.

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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 08:00

Efficaces les trucs de grand-mère ? Pt'êt ben qu'oui, pt'êt ben qu'non ! Essayons d'y voir clair entre ce qui marche et ce qui n'a aucun effet.

 

Chaque hiver, c'est la même rengaine ! Les microbes nous mettent à plat. Et comme les médicaments classiques ne font pas forcément de miracles, autant utiliser de vielles recettes. Les risques sont minimes, à condition de vous limiter aux remèdes faisant appel à des produits de base non toxiques et pour des maux quotidiens qui ne relèvent ni de l'urgence, ni d'un gros problème de santé.

 

Un rhume

Le truc de grand-mère

On lave son nez toutes les heures avec de l'eau salée refroidie (préparée à partir d'1 litre d'eau bouillie pour 3 cuillérées à soupe de gros sel) pour dégager un maximum de microbes avant qu'ils aient le temps de proliférer. C'est mécanique (effet « Kärcher ») et radical ! Et quand on est au bureau, entre 2 « lavages », on peut respirer des gousses d'ail coupées en morceau.

Au début, ça risque un peu d'étonner les collègues, mais qu'on se le dise : l'allicine -substance qui donne à l'ail son odeur caractéristique- a des propriétés antibactériennes et antivirales bien utiles par les temps qui courent.

Niveau d'intérêt

Ça dépanne.

Le truc en plus du Dr Labescat

En période d'épidémie de rhume, on n'attend pas que le nez nous titille pour respirer des huiles antiseptiques, en particulier l'huile essentielle de thym. Diluée à raison de 4 gouttes dans 100 ml d'huile d'amande douce, on l'applique sur le dos ou encore sur la poitrine. Toutefois, s'il est trop tard parce qu'on est déjà bien enrhumé, on passe alors aux inhalations : 1 goutte d'huile essentielle d'eucalyptus et 1 goutte d'huile de thym diluées dans 1 bol d'eau chaude (mais pas bouillante), à respirer 3 fois par jour et pendant 10 minutes. Ça dégage !

 

Une gorge douloureuse

Le truc de grand-mère

Selon les goûts, on a le choix entre le grand verre de lait tiède au miel et le jus de citron pressé et dilué dans un verre d'eau.

Niveau d'intérêt

Autant ne rien faire ! Car le lait n'a jamais eu la prétention de stimuler nos défenses locales. Quant au jus de citron, pour apporter suffisamment de vitamine C utile à nos globules blancs et ainsi assurer nos défenses, il en faudrait des litres. À défaut, on pet toujours se venger sur les portions de fruits ou de légumes : quand on est infecté, c'est 10 par jour !

Le truc en plus du Dr Labescat

La tisane de camomille tiède, utilisée en gargarismes, apaise les muqueuses irritées. Mais le B.A.BA, c'est quand même de placer des humidificateurs à côté des radiateurs, car un air trop sec a vite fait de mettre une gorge à feu.

 

Une toux sèche

Le truc de grand-mère

Les « béchiques » -miel, guimauve, mauve ou réglisse- sont intéressants du fait de leur richesse en mucilage, une substance qui gonfle au contacte de l'eau des muqueuses respiratoires et réduit d'autant leur irritation. Ça calme bien sur le coup, même si l'effet ne dure pas longtemps.

Niveau d'intérêt

Ça dépanne plutôt bien et, pour preuve, beaucoup de sirops antitussifs contiennent des béchiques.

Le truc en plus du Dr Labescat

2 gouttes d'huile essentielle de citron ou de thym dans 1 cuillérée de miel de lavande ou d'acacia au coucher, voilà qui aide à passer une bonne nuit, sans tousser. Autre remède possible : on fait bouillir 50 g de menthe dans 1 litre d'eau bouillante, on laisse un peut refroidir et on s'en sert pour des inhalations. En cas de mal de tête apparu à force de tousser, on peut même utiliser les feuilles ainsi ramollies (1 fois refroidies) pour les appliquer sur les tempes pendant environ 10 minutes. De quoi faire ainsi d'une pierre deux coups !

 

Une bonne fièvre « de cheval »

Le truc de grand-mère

Autrefois, on préconisait des bouillottes et des couvertures pour transpirer.

Niveau d'intérêt

À fuir ! C'est le truc dangereux par excellence car c'est le meilleur moyen de faire grimper la fièvre.

Le truc en plus du Dr Labescat

Peu importe si on grelotte sous l'emprise de la fièvre, il vaut mieux se découvrir pour aider celle-ci à retomber. Pour autant, il n'est pas question de prendre un bain ou une douche froide car les changements brutaux de température sont tout aussi mauvais. Ce qu'il faut, c'est aider la température corporelle à redescendre doucement. Et, bien sûr, boire souvent pour se réhydrater.

 

La grippe

Le truc de grand-mère

Qui disait grippe, disait grog. Le problème, c'est que les vertus anti-infectieuses de cette boisson ne sont pas liées à la présence de rhum, mais à celle d'écorces de cannelle. Et encore ! À condition qu'elles aient macéré durant des mois afin que se forme de l'aldéhyde cinnamique, un stimulant immunitaire. Autrement dit, si on s'y prend à la dernière minute pour préparer son grog, c'est raté !

Niveau d'intérêt

Ça dépanne s'il s'agit d'un grog à la cannelle et au citron (pour la vitamine C).

Le truc en plus du Dr Labescat

Le sirop d'ail, antiseptique notoire -préparé en faisant bouillir 50 g d'ail dans 20 cl d'eau, que l'on filtre et à laquelle on ajoute 50 g de sucre ou du miel-, n'est peut-être pas du goût de tous les palais, mais il est bien plus efficace.

 

© Propos du Dr. Jacques Labescat, généraliste et phytothérapeute, recueillis par Nathalie Szapiro pour le magazine Télé-Loisirs N° 1190, semaine du 10 au 16 janvier 2009.

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 08:00

C'est un repas essentiel pour bien démarrer la journée. Reste à savoir comment l'adapter au mieux à ses besoins. Mode d'emploi.

 

Formule express

Même après une nuit blanche, ne zappez pas le premier repas de la journée. La nuit, votre métabolisme ralentit. Avaler quelque chose le matin permet de bien relancer toutes les fonctions de l'organisme.

Au menu

Dans l'urgence, 1 verre de yaourt à boire pour les protéines. Ajoutez 1 banane : riche en magnésium et en potassium, elle donne de l'énergie et agit sur le stress. Une fois au travail, 1 fruit et 1 barre de céréales pour faire le plein de sucres lents et de fibres.

À éviter

Les viennoiseries, trop riches en graisses.

 

Léger et varié

Si vous faites attention à votre ligne, le petit déjeuner est justement le moment où vous pouvez vous faire plaisir. Pris après une nuit de jeûne, ce repas est rapidement éliminé.

Au menu

Boisson chaude, pain et beurre, fromage ou jambon. Corn flakes et lait écrémé conviennent aussi.

À éviter

Les viennoiseries, trop riches en graisses.

 

Avant une activité sportive

Vous allez vous dépenser au cours de la matinée ? Pour alimenter votre effort, misez sur les sucres lents.

Au menu

Céréales complètes ou muesli, 1 fruit pour les vitamines et les minéraux, et 1 grand bol de thé pour couvrir les pertes d'eau dues à la transpiration. Très digeste aussi, le pain d'épices est idéal.

À éviter

Les protéines : les laitages et les œufs. Consommées avant une activité sportive, elles entraînent un sérieux manque de tonus.

 

Énergétique et complet

Avant une grosse journée, rien de tel qu'un brunch complet et équilibré.

Au menu

Optez pour le style scandinave. Poisson gras, yaourt maigre, pain aux céréales, fruits. Ajoutez 1 boisson chaude et 1 verre de jus de pruneau pour faciliter la digestion.

À éviter

Le breakfast à l'anglaise : bacon grillé, œufs, saucisses et flageolets. Gras, il est indigeste à souhait.

 

Pour les enfants

Un enfant qui part à l'école le ventre vide aura systématiquement une baisse de vigilance dans la matinée. Même s'il n'est pas parfaitement équilibré, le déjeuner du matin est indispensable.

Au menu

Céréales ou pain, laitages, fruits sont les 3 produits de base. Libre à chacun d'y ajouter pâte à tartiner, fromage fondu, etc...

À éviter

Le jus de fruit à base de concentré, souvent saturé en sucres.

 

© Propos recueillis par Sébastien Desurmont pour le magazine Télé-Loisirs.

 

À savoir

25%. C'est la part des apports alimentaires quotidiens que doit couvrir un petit déjeuner équilibré.

© INPES/Programme national nutrition santé.

 

Utile

Pour s'informer sur les bienfaits des aliments, composer des repas équilibrés ou connaître les danger de l'obésité, rendez-vous sur le site : www.mangerbouger.fr

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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /2009 08:00

Manger un yaourt au-delà de la date inscrite sur l'emballage, est-ce dangereux ?

 

Si vous voulez éviter une mauvaise digestion des informations, sachez distinguer les deux indications sur les emballages de vos produits : la DLC, Date Limite de Consommation (à consommer jusqu'au...) et la DLUO, Date Limite d'Utilisation Optimum (à consommer de préférence avant le...). On retrouve la DLC sur les denrées périssables, type produits laitiers, œufs : au-delà de cette date leur consommation peut présenter un danger sur la santé. La DLUO se trouve sur les produits surgelés ou les conserves. Elle signifie qu'au-delà de cette date, les qualité nutritionnelles du produit risquent de s'altérer, sans pour autant que celui-ci soit dangereux. État des lieux.


Les produits frais

Produits laitiers (fromage blanc, petits-suisses, crème fraîche...)

Jusqu'à 2 semaines après la DLC*.

« Attention ! si le laitage présente des moisissures, jetez-le ! La multiplication des germes peut entraîner des gastro-entérites. Terrible pour le jeune enfant et la personne âgée, plus fragiles ! »

Crèmes dessert, mousses au chocolat...

2 à 3 jours maximum après la DLC*.

« Au-delà, vous risquez une infection alimentaire avec des vomissements et des diarrhées. »

 

La charcuterie

Pâtés, rillettes, saucisses, jambon blanc...

Ne jamais dépasser la date indiquée sur l'étiquette.

« Une fois ouverts, les consommer dans les 24 à 48 heures. Au-delà, vous risquez de possibles ennuis gastriques et la listériose, parfois mortelle chez les personnes fragiles ! »

Les salaisons type jambon cru, saucisson...

On ne court aucun risque jusqu'à 2 à 3 semaines après la date de péremption si les produits sont vendus tranchés.

«  Le produit perd sa saveur mais ne rend pas malade ! »

Pièces entières de charcuterie, saucisson...

2 à 3 mois au-delà de la date imprimée sur l'emballage.

« Au-delà de cette date, c'est le goût du produit qui en prend un coup ! »

 

Les produits de longue conservation

Les surgelés

Très longue durée à condition de les conserver à -18°C.

« Seule exception, le steak haché, qui ne doit pas dépasser 9 mois. Sinon, aucun risque, si ce n'est une odeur de carton. »

Les boîtes de conserve

Malgré une DLUO**, vous pouvez les stocker plusieurs années, à condition de les garder intactes.

« C'est-à-dire non déformées, abîmées, gonflées ou rouillées. Très important. »

Les produits secs (céréales, purée, farine...)

Très longtemps, à condition qu'ils restent bien au sec.

« Il faut bien vérifier qu'il n'y a pas d'humidité là où vous stockez vos produits secs. Au-delà de la date de péremption, ils peuvent perdre leurs qualités gustatives. »

Le chocolat

Indéfiniment.

« Pour le chocolat blanchi en surface, pas de problème, c'est une simple remontée de cacao. »

Les épices

Des années au-delà de la date optimale.

« Seul problème : les arômes s'affadissent avec le temps. Attention tout de même aux épices ramenées en vrac de voyage, qui n'ont pas été traités pour la conservation. »

 

Les boissons

Eaux, sodas, jus de fruits

Respectez les dates maximales et les conditions de stockage au frais et à l'ombre.

« À court terme, la boisson peut changer de saveur, mais à plus long terme, le matériau de la bouteille finit par migrer dans la boisson. Plus le liquide est corrosif (jus de fruits), plus la migration est accélérée avec, à la longue, un risque de cancer. »

Lait en brick et en bouteille

2 mois après la date, voir plus.

« Aucun risque sur le plan microbiologique. En revanche, le goût et les teneurs en vitamines et en sels minéraux diminuent. »


 

* DLC = Date Limite de Consommation

** DLUO = Date Limite d'Utilisation Optimum

© Propos recueillis par Gaëlle Placek pour le magazine Télé-Loisirs N° 1200, semaine du 28 février au 06 mars 2009.

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