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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 08:00

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Comme les vitamines, ils sont indispensables à notre organisme.

Inutile de vous précipiter dans les pharmacies, car ces micronutriments se trouvent tout simplement dans votre assiette…

 

Présents à l’état de traces dans l’organisme, ces éléments chimiques sont des minéraux ou des métaux qui interviennent dans le fonctionnement du corps. Ils entrent dans la composition des cellules de nos muscles, de nos organes, de nos os, de nos dents et de nos fluides corporels. Appelés également « catalyseurs », ils accélèrent les réactions métaboliques. À tout âge et à tout moment de notre vie, nous en avons besoin et les puisons dans notre alimentation : aucun d’entre eux, en effet, n’est capable d’être synthétisé par l’organisme. Petit lexique.

 

1211 calciumLe calcium

Fonction. Essentiel à la construction, à la solidité et à l’entretien des os et des dents, il est aussi indispensable à un bon fonctionnement cardiaque.

Sources. Laitages, sardines en conserve, fruits secs, cresson, chou, épinards, eaux minérales type Badoit.

 

1211 chromeLe chrome

Fonction. Il régularise le métabolisme des graisses et du sucre dans le sang, protège du diabète et fait baisser la tension artérielle.

Sources. Foie, jaune d’œuf, fruits de mer, céréales complètes, levure de bière.

 

1211 cuivreLe cuivre

Fonction. Grand anti-infectieux, antiallergique également antioxydant (à petites doses), il aide à l’absorption du fer et assure le fonctionnement du cerveau.

Sources. Crustacés, coquillages, escargots, foie, blé, avoine, légumes verts.

 

1211 ferLe fer

Fonction. Constituant essentiel de l’hémoglobine, il apporte l’oxygène aux cellules et combat l’anémie.

Sources. Foie, boudin, bœuf, légumes secs, persil, jaune d’œuf, chocolat.

 

1211 fluorLe fluor

Fonction. Il protège des caries dentaires.

Sources. Sel de table supplémenté, eaux minérales, thé et… dentifrice.

 

1211 iodeL’iode

Fonction. Il aide à la constitution des hormones fabriquées par la glande thyroïde et combat la fatigue.

Sources. Algues, sel marin, crustacés, coquillages, poissons de mer.

 

1211 magnésiumLe magnésium

Fonction. Son rôle est capital dans la régulation du rythme cardiaque, la contraction musculaire et la transmission des informations nerveuses.

Sources. Eaux minérales type Contrex, Hépar…, fruits secs, chocolat, légumes secs, pain complet, agrumes, pommes.

 

1211 manganèseLe manganèse

Fonction. Le minéral antiallergique par excellence, qui intervient dans l’activité de nombreuses enzymes.

Sources. Noix, amandes, orge, seigle, blé complet, gingembre, épinards.

 

1211 séléniumLe sélénium

Fonction. Il renforce le système immunitaire, protège du cancer et des troubles cardio-vasculaires. C’est aussi un des meilleurs protecteurs anti-âge.

Sources. Céréales, produits laitiers, abats, germes de blé, levure de bière.

 

1211 soufreLe soufre

Fonction. Il participe à la construction de l’os et à l’assimilation des protéines, et intervient dans la détoxication

Sources. Fruits de mer, légumes, jaune d’œuf.

 

1211 zincLe zinc

Fonction. Indispensable à la croissance et à la reproduction, il est précieux dans le processus de cicatrisation. Réputé aussi comme antioxydant.

Sources. Huîtres, volailles, poisson, foie de veau, soja.

 

Attention à l’automédication

En période d’infection ou d’inflammation, à l’entrée ou à la sortie de l’hiver, une cure d’un mois ou deux d’oligoéléments (antioxydant et anti-infectieux) est un bon coup de pouce, à condition de respecter les apports journaliers recommandés. « Les absorber sans discernement, sans besoin avéré et en ne connaissant pas leurs effets secondaires est une aberration, souligne le Dr Jean Michel Cohen, nutritionniste. Seul un dosage urinaire, où un prélèvement de cheveux (plus fiable qu’un dosage sanguin), prescrit par le médecin, permet de vérifier l’état de vos ‘réserves’. » En effet, même faiblement dosés, les oligoéléments ne sont pas anodins : ils peuvent s’avérer toxiques s’ils sont absorbés à trop fortes doses. Seul un diagnostic personnalisé permettra de déterminer si votre pathologie est liée ou non à une carence.

 

© Propos du Dr Charles Elkrief, pharmacien auprès des laboratoires SID et aux laboratoires Lero, recueillis par Nathalie Helal pour le magazine Télé-Loisirs N° 1211 de la semaine du 16/05/2009 au 22/05/2009.

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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 08:00

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Dans « Les carottes rendent aimable ? 313 idées reçues sur la nutrition passées au crible ! », Anne-Marie Adine et Jean-Paul Blanc épluchent les lieux communs qui alimentent nos repas. Dans ce livre, ils nous aident à y voir plus clair.

 

Non, les épinards ne sont pas riches en fer, le gingembre n’est pas un aphrodisiaque et un café noir ne fait pas dessoûler. Tout en démêlant le vrai du faux, Anne-Marie Adine et Jean-Paul Blanc distillent conseils et informations pour mieux manger et sans se priver. Qui aurait cru qu’il vaut mieux grignoter du saucisson sec que des tartines de tarama ? Pour en savoir plus, nous avons interrogé l’un des auteurs.

 

Comment est née l’idée de votre livre ?

Jean Paul Blanc. Lors des consultations, on entend des tas de choses ! « Mon beau-frère m’a dit que, ma concierge pense que… » Je me suis rendu compte que beaucoup d’idées reçues étaient fausses. Il y a deux ans, je me suis dit qu’il était temps de faire le tri.

 

Comment avez-vous procédé pour vérifier toutes ces idées reçues ?

Jean Paul Blanc. Avec ma consœur Anne-Marie Adine, nous les avons d’abord toutes listées en veillant à ne pas en oublier. Nous avons donné nos avis de professionnels, puis nous avons fait valider nos réponses par des plus grands spécialistes dans chaque domaine.

 

Pourquoi existe-t-il temps de clichés concernant l’alimentation ?

Jean Paul Blanc. Parce que la nutrition est un sujet qui intéresse énormément. Les livres, et les émissions qui en parlent ont d’ailleurs le vent en poupe. Les gens sont friands d’informations, mais finissent par être noyés. Cet ouvrage est destiné à les aider à faire la part des choses.

 

Croire à ces poncifs peut-il être dommageable pour la santé ?

Jean Paul Blanc. À priori, non, il n’y a pas de réel danger. Mais il est ridicule de faire des choses qui ne servent à rien. On a tellement répété qu’il fallait plutôt manger les fruits entre les repas que désormais la plupart des gens n’en mangent plus. Autre exemple : les personnes qui veulent maigrir décident souvent de ne plus manger de pain. Or, dans 100 g de pain, il y a pourtant moins de 1% de matières grasses !

 

Quel est le plus tenace selon vous ?

Jean Paul Blanc. Le poncif selon lequel l’alcool réchaufferait ! Cette sensation de chaleur est due en fait à la dilatation des vaisseaux sanguins de la peau. C’est donc périphérique. En réalité, le corps se refroidit.

 

Le plus ridicule ?

Jean Paul Blanc. Le gingembre n’est pas aphrodisiaque ! Et, évidemment, les carottes ne rendent pas les cuisses roses. En revanche, il est avéré que le bêtacarotène qu’elles contiennent (et qui donne une teinte orange à la peau) se fixe mieux sur certaines parties du corps : au dessus des lèvres, sur la paume des mains et la peau des testicules.

 

Le plus à la mode ?

Jean Paul Blanc. Il n’est pas prouvé que les légumes bio soient meilleurs pour la santé. Ils sont dépourvus de pesticides, mais rien ne certifie qu’ils font plus de bien que les non bio. Toutefois, l’intention est bonne : il faut apprendre à acheter des produits de qualité. Le prix ne doit pas être le seul critère.

 

Et vous, avez-vous découvert des vérités que vous ignoriez ?

Jean Paul Blanc. J’ai appris que pour la cuisson des aliments, il valait mieux utiliser de la graisse d’oie plutôt que du beurre ! [Rires.] Mais pas tous les jours, évidemment. Et également que les huîtres sont aphrodisiaques. C'est-à-dire qu’elles jouent un rôle dans la fabrication des hormones sexuelles. Elles aident aussi à produire de la dopamine. On peut donc considérer qu’elles sont bien aphrodisiaques !

 

1245 carottesEt les carottes dans tout ça ?

S’il ne rend malheureusement pas aimable et ne rend pas non plus les cuisses roses, le fameux légume orange n’en possède pas moins des vertus étonnantes. Avant tout, les carottes sont riches en vitamine (A et C), particulièrement si elles sont consommées crues. Ensuite, elles donnent une belle peau : le bêtacarotène est une protection naturelle contre l’action des ultraviolets et le vieillissement de la peau. Enfin, manger des carottes permet de mieux voir… la nuit, car elles contiennent des caroténoïdes qui améliorent la vision nocturne. À bon entendeur…

 

© Propos des Dr Anne-Marie Adine et Jean-Paul Blanc, diététiciens, recueillis par Anastasia Svoboda pour le magazine Télé-Loisirs N° 1245 de la semaine du 09/01/2010 au 15/01/2010.

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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 08:00

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L’intérêt de la stévia est incontestable dans la lutte contre l’obésité, en augmentation constante dans les pays riches.

 

Pendant des siècles, les indiens Guarani du Paraguay et du Brésil ont utilisé Stevia rebaudiana pour adoucir leurs breuvages médicinaux. Ses feuilles entrent depuis longtemps dans la composition des plats. Cette plante a attiré l’attention des chercheurs, car ses stéviosides (extraits des feuilles) ont un pouvoir édulcorant supérieur au sucre. Aujourd’hui, ce petit arbuste est cultivé aux États-Unis, au Japon, en Russie ou en Israël.

 

Quel intérêt pour la santé ?

Cet édulcorant naturel intense ne contient aucune calorie et ne modifie pas le taux de glucose dans le sang. Ses effets sont apparemment positifs pour la lutte contre l’obésité et l’hypertension.

 

Sous quelle forme ?

Elle existe sous forme de poudre de feuilles séchées dont le pouvoir édulcorant est de 10 à 15 fois plus élevé que celui du sucre. Dissout dans l’eau, le pouvoir édulcorant est beaucoup plus élevé que celui du sucre raffiné (de 100 à 300 fois). Il faut donc la consommer avec parcimonie.

 

Quel est son goût ?

La feuille entière a un arrière goût amer qui peut rappeler la réglisse. L’extrait en poudre, une fois mélangé à un liquide, serait moins fort. Des extraits liquides aromatisés sont également commercialisés (menthe, vanille, etc).

 

Pourquoi la stévia était-elle interdite en Europe ?

Elle traîne une réputation de plante de l’avortement, car elle aurait eu cette utilité en Amérique du Sud. Et des recherches auraient démontré le lien entre la stévia, l’infertilité et le cancer chez le rat, conclusions démenties depuis par l’oms. Mais c’est l’édulcorant naturel des Japonais depuis près de 40 ans, quand les autorités nippones ont interdit l’emploi des additifs comme l’aspartame.

 

© Propos recueillis par Karine Urvoy pour le magazine Télé-Loisirs N° 1244 de la semaine du 02/01/2010 au 08/01/2010.

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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 08:00
NT07-09 noisettes
NT07-09 huile pépins raisin
NT07-09 olives
NT07-09 sésame
NT07-09 huile noix
NT07-09 tournesol

 

Noix, tournesol, sésame, olive… À chaque huile ses propriétés et son usage. Commandé choisir, les conserver, et pour quelle recette ?

 

L’huile, symbole de pureté de prospérité, tient depuis des millénaires une place de choix dans la cuisine méditerranéenne et orientale. Aujourd’hui encore, riche en saveur, elle accompagne la plupart de nos repas. Une huile végétale est un véritable régal pour les papilles et pleine de vertus pour notre santé, à condition qu’elle soit de qualité.

 

Vierge plutôt que raffinée

Une huile vierge est pure, extraite mécaniquement par première pression à froid. Les fruits ou graines sont pressés à l’ancienne, très lentement, afin d’éviter tout échauffement (pas plus de 40°C). Ils décantent à faible température et le filtrage s’effectue avec du papier buvard ou de la toile végétale. Sort de cette opération un premier jus naturel, directement comestible, qui, n’ayant subi aucun traitement chimique, garde ses qualités gustatives et nutritives. Pourquoi les huiles industrielles les perdent-elle ? Parce qu’afin de faciliter l’extraction et d’obtenir plus d’huile, les graines et les fruits sont chauffés à très haute température (parfois plus de 1000°C) lors du pressage, dont sort un jus de couleur foncée et d’odeur assez désagréable. Celui-ci contient un certain nombre d’impuretés qui doivent être éliminées par traitement chimique (le raffinage) pour permettre sa mise sur le marché.

 

Une bonne conservation

Une huile de qualité, comme un grand cru, se conserve avec attention. Protégez-la de l’air, de la lumière et de la chaleur pour éviter l’oxydation. Après ouverture, gardez-la au réfrigérateur. Certaines huiles se solidifient légèrement, cela n’a aucune incidence sur leur qualité. L’huile d’olive, elle, se fige complètement, il est donc plus pratique de la conserver à température ambiante et, l’été, dans l’endroit le plus frais de la maison.

 

Attention au point de fumage !

Pour chaque huile, il existe une température critique, où « point de fumage », au dessus de laquelle il ne faut pas la chauffer sinon ses composants se dégradent et forment parfois des substances toxiques (en friture, on l’atteint entre 170 et 190°C). Par exemple, les huiles de noix et de noisette ne supportent pas la cuisson, contrairement à l’huile d’olive, qui peut être chauffée jusqu’à 210°C. Alors si vous avez oublié l’huile sur le feu, mieux vaut la jeter.

 

Bonne pour la santé

Riche en oméga 6 et en acide oléique, les huiles végétales sont indispensables dans notre alimentation car elles aident à réguler le cholestérol et participent à équilibrer les lipides alimentaires. Également riche en oméga 3, elle favorise le bon fonctionnement du système cardio-vasculaire. Elles sont aussi la principale source de vitamine E, puissant antioxydant. Mais, attention, le mieux étant l’ennemi du bien, n’en abusons pas !

 

LA PLUS TYPÉE

L’HUILE DE NOIX VIERGE DE L’HUILERIE LEBLANC

Ses origines : Périgord ou Saône-et-Loire.

Son goût : à la fois sucré et amer, grillé et végétal.

Son utilisation : très parfumée, elle s’harmonise à la perfection avec le vinaigre balsamique pour des vinaigrettes un peu corsées. Également très agréable en solo sur les haricots verts, les carottes et les crudités amères. Elle est aussi divine sur des légumes cuits vapeur. Plus surprenant, elle accompagne délicieusement les fromages.

Température critique : 140°C (déconseillée en cuisson).

Prix : 11,20€ les 50 cl.

Ou l’acheter ? Épicerie fine, et sur le site « Huilerie Leblanc et fils » ou au 03 85 84 07 83.

 

LA PLUS EXOTIQUE

L’HUILE VIERGE de sÉsame des 1001 huiles

Ses origines : Burkina Faso.

Son goût : assez puissant avec une dominante de grillé.

Son utilisation : en assaisonnement sur les plats de viande ou de légumes. Émulsionnée avec du vinaigre de riz ou de la sauce soja, elle fait une délicieuse vinaigrette qui accompagne avec bonheur salades, crudités et légumes tièdes.

Température critique : 150°C.

Prix : 7,50€ les 25 cl.

Ou l’acheter ? Sur le site « Mille et une huiles » ou au 0810 406 408.

 

LA PLUS neutre

L’HUILE vierge de pÉpins de raisin bio, Émile noël

Ses origines : cépages bio du Sud de la France.

Son goût : neutre.

Son utilisation : très légère, c’est une parfaite base. On peut l’associer à une huile aux arômes puissants pour adoucir les vinaigrette et les assaisonnements des plats chauds ou froids. C’est la reine des marinades car elle absorbe à merveille le parfum des aromates.

Température critique : 150°C (contrairement aux idées reçues, éviter la friture).

Prix : 13,66€ les 25 cl.

Ou l’acheter ? Boutiques bio, et sur le site « Émile Noël ».

 

LA PLUS boisÉE

L’HUILE vierge de noisette de l’huilerie beaujolaise

Ses origines : Lot-et-Garonne ou Corse.

Son goût : très praliné, avec une note boisée.

Son utilisation : pure ou diluée, elle est incomparable sur tous les féculents et les pâtisseries. En vinaigrette, elle s’associe parfaitement à un bon vinaigre de vin vieux ou de framboise. Elle se marie également à un vinaigre doux ou un jus de citron pour arroser légumes et poissons, courgettes fraîches ou noix de Saint-Jacques, par exemple.

Température critique : 140°C (déconseillée en cuisson).

Prix : 4,50€ les 10 cl.

Ou l’acheter ? À la boutique, 29 rue des Écharmeaux, 69430 Beaujeu, tél. 04 74 69 28 06 et épicerie fines.

 

LA PLUS douce

L’HUILE DE tournesol vierge bio, bonneterre

Ses origines : France.

Son goût : légèrement fruité.

Son utilisation : légère, elle est excellente pour la vinaigrette car sa douceur laisse s’exprimer des saveurs d’un bon vinaigre. Elle se marie parfaitement avec des salades de caractère, comme la roquette, par exemple.

Température critique : 160°C à 200°C

Prix : 4,20€ les 50 cl.

Ou l’acheter ? Boutiques bio, et sur le site « Bonneterre ».

 

LA PLUS goÛteuse

L’HUILE D’olive vierge « a capela dos olivais », oliviers and co

Ses origines : le nord du Portugal.

Son goût : des arômes de thé vert, concombres, melons, tilleul.

Son utilisation : en cuisine, est sublime le moindre légumes verts cuits ou cru mais aussi en poissons grillés ou des pattes. On peut également verser quelques gouttes sur une boule de glace à l’abricot ou allâmes anglais, ou encore sera melons avec une pointe de celle de poivre.

Température critique : 210°C.

Prix : 22€ les 50 cl.

Ou l’acheter ? Dans les boutiques Oliviers and co., et sur le site « Oliviers and co. » ou par correspondance au 0800 03 28 96.

 

© Conseils et sélections de Jean-François Mallet, expert culinaire, Éric Verdier, oléicologue.

© Propos recueillis par Marie-Laure Durand-Uberti pour le magazine Notre Temps de Juillet 2009.

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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 08:00

2802 troubles digestifs 

Un été sans souci pour les intestins fragiles.

Changement d’habitudes alimentaires, horaires de repas décalés… En vacances, cela suffit pour provoquer des désordres digestifs. Pour se prémunir contre ces désagréments, adoptez les bons réflexes.

Lors de vos vacances, pensez à boire beaucoup d’eau et à manger du pain complet, ainsi que des fruits et légumes en forte teneur en fibres.

 

Pour certains vacanciers, impossible de se régaler de crudités et de fruits de saison sans avoir de dérangements intestinaux ou se sentir ballonnés. Pour d’autres, le simple fait de dormir à l’hôtel provoque une constipation passagère. Des symptômes différents qui ont pourtant bien souvent une même origine : une sensibilité particulière des intestins, qui supporte mal les changements d’hygiène de vie. Comment y pallier et ne pas laisser son ventre venir jouer les trouble-fête ?

 

Je fais une cure de probiotiques

1 voyageur sur 2 soufre de turista quand il se rend à l’étranger. Et pour les intestins les plus sensibles, ce risque existe même sous nos climats. Prendre avant, pendant et après le séjour des compléments alimentaires riches en levure et en ferments lactiques va permettre de fortifier la flore intestinale et l’aider à résister aux attaques des bactéries (BIOtravel® du laboratoire Carrare, Bion Voyage® de Merck). Essayez également de manger 2 yaourts par jour : eux aussi contiennent des probiotiques et qui vont lutter contre les mécanismes inflammatoires intestinaux à l’origine des ballonnements et spasmes.

 

J’adapte mon alimentation

On le sait, les aliments riches en fibres n’ont pas leur pareil pour stimuler un transit un peu paresseux. Seulement voilà, sur nos lieux de vacances, on ne retrouve pas forcément les aliments que nous choisissons avec soin dans notre supermarché, sachant qu’ils répondent bien à nos besoins. Sans compter qu’à l’étranger, on se méfie, à juste titre, des crudités, des jus pressés de certains fruits pourtant connus pour favoriser le transit, tels que les pastèques. La solution ? Manger, dans la mesure du possible, davantage de légumes secs (lentilles, haricots…), de légumes verts cuits (haricots, courgettes, brocolis…) et de fruits que vous éplucherez vous-même (pomme, orange, kiwi…). Pensez aussi aux biscuits au son et aux pruneaux.

 

Je compense en bougeant davantage

Perturbé et donc un peu paresseux, votre transit va avoir besoin, durant toute la durée de votre séjour, d’être plus stimulé qu’à l’ordinaire. Pour cela, rien de tel que l’activité physique. Puisque vous avez plus de temps pour vous, vous n’avez aucune excuse. Natation, vélo, tennis, beach-volley, randonnée, tout est bon. L’essentiel est de bouger, sans forcément faire des abdominaux. Quel que soit le sport, l’exercice physique est bénéfique puisqu’il implique des contractions des muscles de l’abdomen. Et donc stimule le transit. Pour encore plus de résultats, essayez de faire quelques mouvements de gym ou une courte marche dès le saut du lit ou après le petit déjeuner. Ainsi vous réveillerez vos intestins qui sont restés au repos toute la nuit. Et vous optimiserez vos chances de pouvoir aller aux toilettes à une heure matinale.

 

La trousse à pharmacie idéale

  • Un laxatif non irritant dit macrogol ou osmotique (Forlax®, Movicol®, Transipeg®, Lactulose®, Importal®) en cas de constipation passagère.
  • Un anntispasmodique dit musculotrope (Débridat®, Spasfon®, Duspatalin®, Dicetel®) en cas de ballonnements et de spasmes.
  • Du Poly-Karaya® en cas d’alternance d’épisodes de diarrhée et de constipation.
  • Du Smecta®, un pansement digestif, qui permet de stopper la diarrhée et peut même être donné aux bébés.

 

© Propos recueillis par Coline Aubin pour le magazine Télé Magazine N° 2802 de la semaine du 18/07/2009 au 27/07/2009.

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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 08:00

2796 régime

À l'assaut des kilos en trop

 

Dans Mincir à satiété, les docteurs Réginald Allouche et Florence Massiéra expliquent comment perdre du poids sans tomber dans la frustration alimentaire.

 

Sur quels principes repose votre méthode ?

On est parti d’un constat simple. Le casse-tête universel des régimes, c’est la question du « Comment je fais pour ne pas avoir faim ? ». Il faut être en accord avec sa satiété, une architecture organique horriblement compliquée, qui repose notamment sur des neuromédiateurs, qui nous disent « Je continue » ou « J’arrête de manger ». Dans notre ouvrage, on a donc essayé de spécifier quels pouvaient être les déficits de satiété d’une personne qui a tendance à grossir. Et de proposer une approche personnalisée pour chacun d’entre eux.

 

Pour vous, notre principal problème serait notre incapacité à ressentir nos vraies sensations de faim ?

Aujourd’hui, les gens ne s’écoutent plus. Ils ne mangent plus parce qu’ils ont faim est parce qu’ils doivent manger. L’exemple typique, c’est celui de la maman qui force son enfant à finir son assiette et s’inquiètera, quelques années plus tard, parce qu’il devient « bouboule ». Mais c’est en fait elle qui a contribué à lui brouiller ses messages de satiété… Notre société a peur de manquer et « gave » les gens. Il faut simplement réapprendre à percevoir les signaux de son corps.

 

Focaliser sur la saveur des aliments plutôt que sur la quantité est-il conseillé en période de régime ?

Pas forcément. Parce que quand c’est bon, on a tendance à vouloir en reprendre ! Il faut trouver un juste milieu entre le manger efficace et le manger goûteux.

 

De quelle manière le stress intervient-t-il sur l’alimentation ?

Quant on est stressé, on génère des glucocorticoïdes, comme si on recevait un shoot de cortisone. On est dans un système de défense, un réflexe de survie, qui ne permet plus de contrôler sa prise alimentaire.

 

Vous montrez également que nos réserves d’adipocytes, fabriquées durant l’enfance et l’adolescence, déterminent notre prédisposition à grossir ou pas…

La génétique et les habitudes alimentaires entrent en ligne de compte dans la formation de ces cellules. Une fois constituées, on ne peut plus les supprimer… Mais on évite d’en produire d’autres, en privilégiant la consommation d’Omega 3, que l’on trouve par exemple dans les poissons type saumon ou thon.

 

Vous êtes le fondateur de la marque diététique KOT. N’avez-vous pas peur que l’on vous accuse de prêcher pour votre paroisse ?

Je suis chercheur de formation et j’en ai vraiment assez d’entendre ce qui se dit dans l’univers de la minceur. Je suis le seul dans mon domaine à avoir fait valider mes produits à l’Hôtel-Dieu à Paris. Alors on peut me reprocher ce que l’on veut mais je mets au défi quiconque de me prouver que ça ne marche pas !

 

Les protéines, clé de la stabilisation pondérale

Selon les résultats d’une étude baptisée Diogenes et menée par l’université danoise de Copenhague auprès de 583 adultes en surpoids dans 8 pays européens, les personnes ayant bénéficié, parmi 5 groupes-tests, d’un programme alimentaire à la teneur en protéines la plus élevée, sont celles qui ont réussi le mieux à maintenir leur poids après un régime. Moralité : pour ne plus faire le yo-yo® sur la balance, misez sur les « bonnes » protéines que l’on trouve dans les poissons et les viandes blanches.

 

© Propos recueillis par Bénédicte Flye Sainte Marie pour le magazine Télé Magazine N° 2796 de la semaine du 06/06/2009 au 12/06/2009.

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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 08:00

2798 thyroïde 

Cette petite glande peut empoisonner votre vie.

Fatigué, soudaine perte ou prise de poids, insomnie voire irritabilité… Ces symptômes peuvent être dus à un dérèglement thyroïdien. Il ne faut surtout pas les négliger.

 

2798 schéma thyroïdeLa thyroïde est une glande endocrine située autour de la trachée, sous l’action de l’hypophyse, elle synthétise et sécrète les hormones thyroïdiennes.

 

Si elle ne mesure pas plus de 6 cm, cette petite glande en forme de papillon située à la base de notre cou joue un rôle fondamental. Véritable chef d’orchestre de notre métabolisme, elle régule notre consommation d’énergie, la température de notre corps, notre système nerveux, notre tube digestif… Pour peu que sa production d’hormones (TSH) varie et c’est tout notre organisme qui est chamboulé.

 

Des périodes à risques

Les femmes sont 5 fois plus exposées au risque de dérèglement thyroïdien. Risque qui augmente au moment de la puberté, après une grossesse et à la ménopause, mais surtout très nettement avec l’âge : voilà pourquoi un bilan complet (palpation, échographie, dosage sanguin et éventuellement scintigraphie) est recommandé pour tous à partir de 60 ans. En cas d’antécédents de cancers de la thyroïde dans la famille, cet examen est systématiquement effectué dès 35-40 ans. Sachez également que certains traitements prescrits contre la dépression ou les troubles cardiaques peuvent venir perturber le fonctionnement de la thyroïde. D’où l’intérêt, si vous êtes dans l’une ou l’autre de ces situations, d’être plus que jamais vigilant face à certains symptômes et d’en parler à votre médecin. Un bilan complet permettra d’en avoir le cœur net et de mettre en place au besoin, avec l’aide d’un endocrinologue, un traitement adapté afin que tout rentre rapidement dans l’ordre.

 

Trop active ou paresseuse ?

Une production excessive d’hormones thyroïdiennes se manifeste généralement par une agitation et une irritabilité constante, des sueurs, des diarrhées, des palpitations, un amaigrissement, des insomnies. Autre caractéristique, les personnes en hyperthyroïdie se plaignent d’avoir chaud en permanence. Plus fréquente que l’hyperthyroïdie, la baisse de production d’hormone thyroïdienne se traduit, elle, par un ralentissement général des fonctions de l’organisme. D’où cette sensation de fatigue permanente voire de déprime, ces trous de mémoire et ces difficultés de concentration. L’hyperthyroïdie entraîne également des problèmes de prise de poids, constipation, de chute de cheveux ainsi qu’une baisse de la libido. La frilosité et la sècheresse cutanée se retrouvent aussi très fréquemment.

 

L’obésité infantile favorise les dysfonctionnements

On savait déjà qu’un dérèglement thyroïdien pouvait être à l’origine d’un surpoids. Mais une équipe de chercheurs italiens a découvert que l’inverse est également vrai. Après avoir fait passer une échographie à 186 enfants obèses et avoir dosé leur taux de TSH, les médecins ont constaté des perturbations thyroïdiennes chez la moitié d’entre eux. Il semblerait donc que l’excès de gras réduise la capacité de cette glande à sécréter des hormones. S’il s’est par la suite avéré que son fonctionnement était capable de retourner à la normale après une perte de poids, reste maintenant à savoir si des anormalités persistantes de la thyroïde chez les enfants obèses pourraient se transformer en maladie chronique à l’âge adulte.

 

© Propos recueillis par Coline Aubin pour le magazine Télé Magazine N° 2798 de la semaine du 20/06/2009 au 26/06/2009.

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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 08:00

2796 examens

Les règles d'or pour aborder les épreuves en toute sérénité

 

La date fatidique des examens approche ? Pour ne pas vous laisser gagner par la fatigue des révisions et l’angoisse de la page blanche, adoptez des bons réflexes.

 

Oubliez le café, les boissons énergisantes et les produits antifatigue à base de caféine vendus en pharmacie. S’ils offrent instantanément un coup de fouet, gare aux effets sur le long terme, avec à la clé nervosité, palpitations, fatigue, voire « trou noir » le jour J. Alors suivez ces conseils pour donner le meilleur de vous-même.

 

Pendant les révisions

Dormez suffisamment. Bien se reposer permet de récupérer, mais aussi de lutter contre le stress. Et c’est durant le sommeil que l’on achève de mémoriser ce qui a été appris la veille. Pour des nuits de qualité, arrêtez de travailler 1 heure avant de vous coucher.

Nourrissez votre cerveau. En période d’activité intellectuelle intense, vos neurones ont besoin d’énergie. Alors pas d’impasse sur le petit déjeuner qui doit couvrir ¼ de vos apports en calories. N’hésitez pas à faire un vrai goûter, avec du pain, du chocolat et un laitage. Plutôt que des gâteaux, optez pour des fruits secs ou des bananes. Prenez des féculents et des légumes à chaque repas. Privilégiez les céréales complètes et le poisson, riche en vitamines et en oligo-éléments, dont le système nerveux est friand. Et buvez beaucoup d’eau, de préférence riche en magnésium, qui aide à résister au stress.

Aérez-vous l’esprit. Prévoyez des pauses toutes les 2 heures, vous ne pourrez pas rester concentré plus longtemps ! Et réservez 30 à 60 minutes par jour à la pratique d’une activité physique : roller, vélo, natation, footing… L’exercice fait partie intégrante d’une bonne préparation. En améliorant la circulation sanguine, il augmente l’oxygénation et donc les capacités du cerveau. Et c’est un allié de poids dans la lutte contre le stress.

 

La veille de l’examen

Détendez-vous. Vous n’avez pas bouclé votre programme de révisions ? Déculpabilisez. De toute façon il est impossible tout savoir sur le bout des doigts. L’essentiel est d’arriver reposé le jour de l’épreuve. Arrêtez tout à 15 heures au plus tard, faites une ballade puis regardez un film comique avant de vous coucher tôt. Rire libère des endorphines, un anxiolytique 100 % naturel.

Dînez léger. Des aliments trop gras (frites, sauces…) ralentiraient votre digestion et perturberaient votre sommeil. Si le trac vous empêche de dormir, prenez de la tisane (passiflore, valériane, tilleul ou mélisse) mais surtout pas de somnifères dont les effets pourraient encore se faire sentir pendant les épreuves.

 

Le jour J

Prenez un solide petit déjeuner. Et pour éviter le redoutable coup de barre de 11 heures, préparez-vous un cocktail énergétique 100% naturel : mixer 1 citron, 1 orange, 1 carotte et 1 ampoule de Ginseng. Pensez à emporter 1 ou 2 barres de céréales, 1 banane ainsi qu’une bouteille d’eau.

Pratiquez la respiration abdominale. C’est le trou de mémoire et vous commencez à perdre vos moyens ? Inspirez profondément de façon à ce que votre ventre se gonfle. Comptez jusqu’à 5 puis expirez lentement. À faire pendant au moins 4 minutes et a répéter aussi souvent que nécessaire.

 

Une petite sélection contre le stress

2796 Rescue spray fleursVous paniquez devant la page blanche ?

De pulvérisation sous la langue de Rescue Spray fleurs et l’angoisse s’envole.

Bach – 18€ le flacon de 20 ml, en pharmacie.

 

2796 ZenaliaVous avez le trac ?

Le complexe homéopathique Zenalia aide à lutter contre le trac et ses manifestations (problèmes digestifs, tremblements, palpitations).

Boiron – 5,10€ la boîte de 30 comprimés, en pharmacie.

 

2796 Patch sommeilVous dormez mal ?

De la fleur d’oranger, de la verveine et du basilic, connus pour leurs vertus sédatives, délivrés en continu durant la nuit grâce aux Patch sommeil.

3 Chênes – 4,90 € la boîte de 7 patchs, en pharmacie.

 

© Propos recueillis par Coline Aubin pour le magazine Télé Magazine N° 2796 de la semaine du 06/06/2009 au 12/06/2009.

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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 08:00

2785 nicotine patch 

Vous voulez arrêter de fumer ? D’après une récente étude française, la composition actuelle des aides au sevrage, type gommes ou patchs, ne serait pas adaptée à vos besoins. Décryptage.

 

Les associations de lutte contre le tabac sont en colère. En cause ? Un communiqué de l’Inserm rapportant les résultats d’une étude menée par l’équipe du professeur Jean-Pol Tassin. D’après ce dernier, « nos travaux remettent en question l’efficacité des produits actuels de substitution au tabac et permettent de comprendre pourquoi, dans plus de 80% des cas, leurs utilisateurs recommencent à fumer après seulement quelques semaines ». Une conclusion dénoncée par la Société française de tabacologie et l’Alliance contre le tabac qui voient là un manque d’impartialité de la part des chercheurs.

 

La nicotine n’explique pas tout

Il faut dire que pendant des années, l’industrie du tabac a nié le pouvoir addictif de la nicotine. Et aujourd’hui, cette étude de l’Inserm semble à son tour indiquer que ce n’est pas la nicotine seule qui serait à l’origine de la dépendance mais l’association nicotine et Inhibiteurs de la MonoAmine Oxydase (IMAO). Une explication qui, pour les associations, rejoint d’un peu trop près les intérêts des fabricants de cigarettes. Et surtout, contredit l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui recommande l’utilisation des substituts nicotiniques dans l’aide à l’arrêt du tabac chez les patients dépendants. Il faut dire que l’Afssaps s’appuie sur des données très concrètes : d’après la dernière revue de la librairie Cochrane, un organisme international indépendant, éditée à partir de plus de 100 études concernant 40 000 fumeurs suivis entre 6 et 12 mois, leur utilisation augmente le taux de réussite du sevrage d’environ 60% par rapport au placebo quant ils sont pris en monothérapie à doses fixes.

 

De nouvelles pistes thérapeutiques

Pas question donc à ce jour de renoncer à l’aide apportée par les substituts nicotiniques. Mais les découvertes de l’Inserm pourraient permettre d’améliorer encore leur composition et donc leur efficacité. En attendant, une chose est sûre, les chances de réussite d’un sevrage dépendent de plusieurs facteurs. Et à partir du moment où l’on est un fumeur dépendant (c’est le cas quand on ressent le besoin de fumer 1 ou 2 cigarettes dès le lever, avant le petit déjeuner), la prise en charge doit être globale, suivie par un généraliste et/ou un tabacologue, un diététicien, un psychologue. Pour éviter les rechutes, mais aussi les syndromes dépressifs qui peuvent à apparaître à l’arrêt de toute addiction. Et ce, avec ou sans substitut nicotinique.

 

Que penser de la cigarette électronique ?

Pour pouvoir garder la gestuelle du fumeur, exhaler de la vraie fumée, absorber sa dose de nicotine… le tout sans aucune substance cancérigène, voilà ce que promettent les cigarettes électroniques. Mais l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, alertée par la Direction générale de la santé, veut évaluer de manière plus précise leurs effets sur la santé. En attendant les résultats de nouvelles analyses, l’Afssaps recommande donc la plus grande prudence aux utilisateurs, notamment à ceux présentant des antécédents d’épilepsie, et en déconseille l’usage aux femmes enceintes ou qui allaitent.

 

Pour vous aider à arrêter :

Tabac info service ou 0825 309 310 (0,15€/min) du lundi au samedi de 8h00 à 20h00.

 

© Propos recueillis par Coline Aubin pour le magazine Télé Magazine N° 2785 de la semaine du 21/03/2009 au 27/03/2009.

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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 08:00

 

 femina - étiquette aliments

Vous aimeriez bien, mais Elles sont souvent incompréhensibles. Normale, nul ne vous a appris à les décrypter. Traduction, les SVP !

 

Les labels et les logos

Il en existe des centaines qui s’affichent en gros caractères sur l’emballage des produits. Voici les plus connus.

 

AB. Le label français Agriculture biologique est accordé à des aliments dont au moins 95 % des ingrédients sont garantis bio, c'est-à-dire produits dans le respect de l’environnement et des animaux, et exempts d’agents chimiques de synthèse (engrais, pesticides…). Outre des contrôles réguliers, le label AB impose aux agriculteurs le cahier des charges le plus strict d’Europe, donc le plus fiable pour le consommateur.

 

AOC. L’Appellation d’origine contrôlée désigne des produits issus d’une région, un terroir ou d’un pays, dont les caractéristiques sont liées à cette zone géographique et au savoir-faire local. Pour qu’un producteur obtienne ce label, la sélection est rigoureuse et le cahier des charges, pointilleux. De ce fait, l’AOC indique de bons produits, agréables à consommer.

 

Label Rouge. Il s’applique à des aliments de qualité supérieure, qui reçoivent pour cela une certification officielle du ministère de l’Agriculture. Très utilisé pour la viande, le label Rouge peut être apposé sur n’importe quel aliment (pâtes, céréales, œufs…) : 450 produits en bénéficient actuellement ! Le cahier des charges est plus ou moins exigeant selon la catégorie à laquelle appartient chaque produit.

 

Saveur de l’année. Pour qu’un aliment puisse obtenir cette mention, son fabricant doit l’inscrire, moyennant finances, à un concours. Les prix sont ensuite décernés par un jury de consommateurs lambda qui jugent uniquement sur le plaisir ressenti à la dégustation. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’un label, avec tout ce que cela implique en termes de cahier des charges et de contrôle, mais plutôt d’un logo marketing ne pouvant constituer un gage de qualité pour le consommateur.

 

Élu produit de l’année. Même principe que pour le logo Saveur de l’année, mais ici, pas question de goût, il s’agit plutôt de nouveauté, de praticité, voire d’emballage. C’est donc surtout un logo marketing qui a le mérite de spécifier sur son étiquette : Grand Prix Marketing Innovation.

 

Agriculture raisonnée. Cette mention prête à confusion. Les grandes enseignes ne s’y sont pas trompées et y ont vu un moyen de concurrencer, à meilleur coût, les produits bio. Or on est loin des exigences du bio. Et l’Agriculture raisonnée prône, en théorie, un meilleur respect de l’environnement et des animaux qu’elle élève, son cahier des charges reste flou et l’utilisation de produits de synthèse chimique demeure la règle. Il s’agit donc d’un mode de production conventionnel, même s’il est un peu plus « agriculturellement correct ».

 

Les mentions obligatoires

Ce sont elles qui figurent en tout petit au dos du produit ou sur les côtés.

 

La liste des ingrédients. Elle doit mentionner tous les composants qui entre dans la fabrication du produit. Ces ingrédients sont énumérés dans un ordre décroissant d'importance. Par exemple, pour un plat préparé de bœuf bourguignon de 400 g, si vous lisez : pommes de terre 40%, bœuf 20%, sauce…, cela signifie que les pommes de terre représentent 40% du poids de l'ensemble, soit 160 g, le bœuf 20%, soit 80 g, et la sauce sûrement tout le reste.

 

À consommer de préférence avant…, À consommer de préférence avant fin… La DLUO (date limite d'utilisation optimale) indique le moment au-delà duquel les qualités gustatives ou nutritionnelles de l'aliment peuvent s'altérer, sans pour autant mettre la santé du consommateur immédiatement en péril.

 

À consommer jusqu'au…La date limite de consommation (DLC) n'apparaît que sur des denrées rapidement périssables : œufs, viande, charcuterie, poisson, produits laitiers… Au-delà de cette date, leur consommation peut présenter un éventuel danger pour la santé.

 

Quantité nette. Il s'agit de la quantité consommable, c'est à dire le poids net égoutté dans les conserves ou la quantité de produit réel dans un plat tout préparé.

 

Degré d'alcool. Sa mention est obligatoire dès qu'il est supérieur à 1,2 %.

 

% de matière grasse. En ce qui concerne les fromages, yaourts, fromages blancs, crème fraîche… ce pourcentage est exprimé pour 100 g de matière sèche, c'est à dire sans l'eau de constitution.

 

Allergènes. Depuis une directive européenne de 2005, les fabricants ont obligation de mentionner si leur produit renferme un ou plusieurs des 12 allergènes – et dérivés - responsable de 90% des réactions allergiques : arachides (cacahuètes), fruits à coque (noix, noisettes, amandes…), graines de sésame, céréales contenant du gluten, poisson, crustacés, œufs, soja, lait, céleri, moutarde et sulfites.

 

OGM (organismes génétiquement modifiés). La mention est obligatoire lorsque le produit est issu de la culture OGM et dès lors que la présence fortuite de ces organismes au stade de la semence, de la culture ou du transport dépasse 0,9%.

 

Les différentes allégations

Il en existe de très nombreuses, qui portent sur l'origine ou le mode de fabrication des produits. On peut les classés en trois catégories.

 

Allégations générales

Naturel. L'aliment est issu directement de son milieu, sans transformation ni additif.

Nouveau. La mention indique que le produit est commercialisé depuis moins d'un an.

Frais. L'aliment doit posséder, au moment de la vente (soit 30 jours au maximum après sa production) ses caractéristiques de goût et d'hygiène initiales.

Fermier. Préparé à la ferme à une échelle non industrielle.

 

Allégations nutritionnelles

Allégé en…Un ou plusieurs éléments (calories, matières grasses…) ont été réduits par rapport au produit de base habituel.

À teneur réduite en graisses. La teneur est de 50% inférieure à celle de l'aliment courant correspondant.

À teneur réduite en lipides. L'aliment à une teneur en graisse de 50% inférieure à celle du produit de référence et il a, en outre, une teneur particulière en vitamines A.

À faible teneur en matières grasses. Le produit ne contient pas plus de 3 g de matière grasse pour 100 g ou 1,5 g pour 100 ml.

Sans matières grasses. L'aliment n’apporte pas plus de 0,5 g pour 100 g de matières grasses pour 100 g ou 100 ml.

À faible teneur en graisses saturées. La totalité des acides gras saturés et trans est inférieure ou égale à 1,5 g pour 100 g ou à 0,75 g pour 100 ml.

Sans graisses saturées. La somme des acides gras saturés et trans ne dépasse pas 0,1 g pour 100 g ou pour 100 ml.

Sans sucre(s) ajouté(s). Aucun sucre n'a été ajouté à ce présent à l'état naturel (mais il peut y avoir des édulcorants).

Sans sucres. L'aliment ou la boisson ne contient pas plus de 0,5 g de sucre pour 100 g ou pour 100 ml.

Pauvre en sodium ou en sel. Il y a pas d'ajout de sel dans l'aliment et sa teneur en sodium est, d'une part, réduite à 50% de celle d'un aliment courant et, d'autre part, inférieure à 120 mg pour 100 g.

Source de vitamines et/ou de minéraux. La teneur en vitamine et/ou en minéraux du produit représente au moins 15% des apports journaliers recommandés (AJR) pour100gdeproduitsolide ou 7,5% des AJR pour 100 ml de liquide ou encore 5% des AJR pour 100 kcal.

Riche en vitamines et/ou en minéraux. L'aliment apporte au moins 30% des AJR pour 100 g de produit solide, 15% pour 100 ml de liquide ou 10% pour 100 kcal.

Enrichis en vitamines et/ou en minéraux. Concerne les produits auxquels des vitamines et/ou des minéraux ont été ajoutés. La teneur finale doit être comprise entre 15 et 40% des AJR pour 100 kcal.

Source de protéines. La teneur en protéines et d'au moins 10 g pour 100 g ou de 5 g pour 100 ml.

Riche en protéines. La teneur en protéines et supérieur à 5 g pour 100 g ou à 10 g pour 100 ml.

Source de fibres. La teneur en fibres alimentaires est supérieure à 3 g pour 100 g ou à 5 g pour 100 ml.

Source d'acides gras oméga 3. L'aliment apporte au -15 % des nutritionnels conseillés (ANC) pour 100 g, 100 ml ou 100 kcal.

 

Allégations « santé »

« Aide à renforcer les os », « Réduit le mauvais cholestérol ». D'après l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), une allégation santé met en exergue un lien entre un aliment et l'état de santé, mais ne peut comporter de mentions thérapeutiques indiquant que tel nutriment guérit telle maladie et ne doit pas être trompeuses. Voilà pour la théorie. En pratique, le message perçu par le consommateur est souvent confus ! Pour nous aider à faire le tri et à y voir plus clair, une réglementation européenne a vu le jour en 2010.

 

Merci au Dr Jean-Michel Cohen, nutritionniste et coauteur de Savoir manger, éditions Flammarion.

 

Quid des  chiffres sur les œufs ?

Depuis le 1er janvier 2004, pour les œufs vendus directement aux consommateurs et provenant de l'Union européenne (UE), le mode d'élevage des poules doit figurer sur chaque emballage et sur chaque. Toutefois, la mention sur l'aspect être supprimé au profit d'un code dont le premier chiffre permet de faire son choix en connaissance de cause. 0 = biologique (6 poules au m², parcours libre avec 4 m² de parcours herbeux par animal, nourri bio à 90%) ; 1 = en plein air (de 7 à 9 poule au m², parcours libre avec 4 m² de parcours herbeux par animal, nourri aux céréales) ; 2 = au sol (9 poule au m², sur 4 niveaux au maximum, nourri aux aliments industriels) ; 3 = en cage (18 poules au m², nourries aux farines et recevant des antibiotiques).

 

© Propos recueillis par Katia Soave pour le magazine Version Femina.

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