Vous aimeriez
bien, mais Elles sont souvent incompréhensibles. Normale, nul ne vous a appris à les décrypter. Traduction, les SVP !
Les labels et les logos
Il en existe des centaines qui s’affichent en gros caractères sur l’emballage des produits. Voici les
plus connus.
AB. Le label français Agriculture biologique est accordé à des aliments dont au moins 95 % des ingrédients sont
garantis bio, c'est-à-dire produits dans le respect de l’environnement et des animaux, et exempts d’agents chimiques de synthèse (engrais, pesticides…). Outre des contrôles réguliers, le label AB
impose aux agriculteurs le cahier des charges le plus strict d’Europe, donc le plus fiable pour le consommateur.
AOC. L’Appellation d’origine contrôlée désigne des produits issus d’une région, un terroir ou d’un pays, dont les
caractéristiques sont liées à cette zone géographique et au savoir-faire local. Pour qu’un producteur obtienne ce label, la sélection est rigoureuse et le cahier des charges, pointilleux. De ce
fait, l’AOC indique de bons produits, agréables à consommer.
Label Rouge. Il s’applique à des aliments de qualité supérieure, qui reçoivent pour cela une certification officielle du
ministère de l’Agriculture. Très utilisé pour la viande, le label Rouge peut être apposé sur n’importe quel aliment (pâtes, céréales, œufs…) : 450 produits en bénéficient actuellement !
Le cahier des charges est plus ou moins exigeant selon la catégorie à laquelle appartient chaque produit.
Saveur de l’année. Pour qu’un aliment puisse obtenir cette mention, son fabricant doit l’inscrire, moyennant finances, à un concours.
Les prix sont ensuite décernés par un jury de consommateurs lambda qui jugent uniquement sur le plaisir ressenti à la dégustation. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’un label, avec tout
ce que cela implique en termes de cahier des charges et de contrôle, mais plutôt d’un logo marketing ne pouvant constituer un gage de qualité pour le consommateur.
Élu produit de l’année. Même principe que pour le logo Saveur de l’année, mais ici, pas question de goût, il s’agit plutôt de nouveauté, de
praticité, voire d’emballage. C’est donc surtout un logo marketing qui a le mérite de spécifier sur son étiquette : Grand Prix Marketing Innovation.
Agriculture raisonnée. Cette mention prête à confusion. Les grandes enseignes ne s’y sont pas trompées et y ont vu un moyen de
concurrencer, à meilleur coût, les produits bio. Or on est loin des exigences du bio. Et l’Agriculture raisonnée prône, en théorie, un meilleur respect de l’environnement et des animaux qu’elle
élève, son cahier des charges reste flou et l’utilisation de produits de synthèse chimique demeure la règle. Il s’agit donc d’un mode de production conventionnel, même s’il est un peu plus
« agriculturellement correct ».
Les mentions obligatoires
Ce sont elles qui figurent en tout petit au dos du produit ou sur les côtés.
La liste des ingrédients. Elle doit mentionner tous les composants qui entre dans la fabrication du produit. Ces ingrédients sont énumérés
dans un ordre décroissant d'importance. Par exemple, pour un plat préparé de bœuf bourguignon de 400 g, si vous lisez : pommes de terre 40%, bœuf 20%, sauce…, cela signifie que les pommes de
terre représentent 40% du poids de l'ensemble, soit 160 g, le bœuf 20%, soit 80 g, et la sauce sûrement tout le reste.
À consommer de préférence avant…, À consommer de préférence
avant fin… La DLUO (date limite d'utilisation optimale) indique le moment au-delà duquel
les qualités gustatives ou nutritionnelles de l'aliment peuvent s'altérer, sans pour autant mettre la santé du consommateur immédiatement en péril.
À consommer jusqu'au…La date limite de consommation (DLC) n'apparaît que sur des denrées rapidement périssables : œufs, viande,
charcuterie, poisson, produits laitiers… Au-delà de cette date, leur consommation peut présenter un éventuel danger pour la santé.
Quantité nette. Il s'agit de la quantité consommable, c'est à dire le poids net égoutté dans les conserves ou la quantité de
produit réel dans un plat tout préparé.
Degré d'alcool. Sa mention est obligatoire dès qu'il est supérieur à 1,2 %.
% de matière grasse. En ce qui concerne les fromages, yaourts, fromages blancs, crème fraîche… ce pourcentage est exprimé pour 100 g de
matière sèche, c'est à dire sans l'eau de constitution.
Allergènes. Depuis une directive européenne de 2005, les fabricants ont obligation de mentionner si leur produit renferme un ou
plusieurs des 12 allergènes – et dérivés - responsable de 90% des réactions allergiques : arachides (cacahuètes), fruits à coque (noix, noisettes, amandes…), graines de sésame, céréales contenant
du gluten, poisson, crustacés, œufs, soja, lait, céleri, moutarde et sulfites.
OGM (organismes génétiquement
modifiés). La mention est obligatoire lorsque le produit est issu de la culture OGM et
dès lors que la présence fortuite de ces organismes au stade de la semence, de la culture ou du transport dépasse 0,9%.
Les différentes allégations
Il en existe de très nombreuses, qui portent sur l'origine ou le mode de fabrication des produits. On
peut les classés en trois catégories.
Allégations générales
Naturel. L'aliment est issu directement de son milieu, sans transformation ni additif.
Nouveau. La mention indique que le produit est commercialisé depuis moins d'un an.
Frais. L'aliment doit posséder, au moment de la vente (soit 30 jours au maximum après sa production) ses caractéristiques
de goût et d'hygiène initiales.
Fermier. Préparé à la ferme à une échelle non industrielle.
Allégations nutritionnelles
Allégé en…Un ou plusieurs éléments (calories, matières grasses…) ont été réduits par rapport au produit de base
habituel.
À teneur réduite en graisses. La teneur est de 50% inférieure à celle de l'aliment courant correspondant.
À teneur réduite en lipides. L'aliment à une teneur en graisse de 50% inférieure à celle du produit de référence et il a, en outre, une teneur
particulière en vitamines A.
À faible teneur en matières
grasses. Le produit ne contient pas plus de 3 g de matière grasse pour 100 g ou 1,5 g
pour 100 ml.
Sans matières grasses. L'aliment n’apporte pas plus de 0,5 g pour 100 g de matières grasses pour 100 g ou 100 ml.
À faible teneur en graisses
saturées. La totalité des acides gras saturés et trans est inférieure ou égale à 1,5 g
pour 100 g ou à 0,75 g pour 100 ml.
Sans graisses saturées. La somme des acides gras saturés et trans ne dépasse pas 0,1 g pour 100 g ou pour 100 ml.
Sans sucre(s) ajouté(s). Aucun sucre n'a été ajouté à ce présent à l'état naturel (mais il peut y avoir des édulcorants).
Sans sucres. L'aliment ou la boisson ne contient pas plus de 0,5 g de sucre pour 100 g ou pour 100 ml.
Pauvre en sodium ou en sel. Il y a pas d'ajout de sel dans l'aliment et sa teneur en sodium est, d'une part, réduite à 50% de celle d'un
aliment courant et, d'autre part, inférieure à 120 mg pour 100 g.
Source de vitamines et/ou de
minéraux. La teneur en vitamine et/ou en minéraux du produit représente au moins 15% des
apports journaliers recommandés (AJR) pour100gdeproduitsolide ou 7,5% des AJR pour 100 ml de liquide ou encore 5% des AJR pour 100 kcal.
Riche en vitamines et/ou en
minéraux. L'aliment apporte au moins 30% des AJR pour 100 g de produit solide, 15% pour
100 ml de liquide ou 10% pour 100 kcal.
Enrichis en vitamines et/ou en
minéraux. Concerne les produits auxquels des vitamines et/ou des minéraux ont été
ajoutés. La teneur finale doit être comprise entre 15 et 40% des AJR pour 100 kcal.
Source de protéines. La teneur en protéines et d'au moins 10 g pour 100 g ou de 5 g pour 100 ml.
Riche en protéines. La teneur en protéines et supérieur à 5 g pour 100 g ou à 10 g pour 100 ml.
Source de fibres. La teneur en fibres alimentaires est supérieure à 3 g pour 100 g ou à 5 g pour 100 ml.
Source d'acides gras oméga 3. L'aliment apporte au -15 % des nutritionnels conseillés (ANC) pour 100 g, 100 ml ou 100 kcal.
Allégations
« santé »
« Aide à renforcer les os », « Réduit le
mauvais cholestérol ». D'après l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des
aliments), une allégation santé met en exergue un lien entre un aliment et l'état de santé, mais ne peut comporter de mentions thérapeutiques indiquant que tel nutriment guérit telle maladie et
ne doit pas être trompeuses. Voilà pour la théorie. En pratique, le message perçu par le consommateur est souvent confus ! Pour nous aider à faire le tri et à y voir plus clair, une
réglementation européenne a vu le jour en 2010.
Merci au Dr Jean-Michel
Cohen, nutritionniste et coauteur de Savoir
manger, éditions Flammarion.
Quid des chiffres sur les œufs ?
Depuis le 1er janvier 2004, pour les œufs
vendus directement aux consommateurs et provenant de l'Union européenne (UE), le mode d'élevage des poules doit figurer sur chaque emballage et sur chaque. Toutefois, la mention sur l'aspect être
supprimé au profit d'un code dont le premier chiffre permet de faire son choix en connaissance de cause. 0 = biologique (6 poules au m², parcours libre avec 4 m² de parcours herbeux par animal,
nourri bio à 90%) ; 1 = en plein air (de 7 à 9 poule au m², parcours libre avec 4 m² de parcours herbeux par animal, nourri aux céréales) ; 2 = au sol (9 poule au m², sur 4 niveaux au
maximum, nourri aux aliments industriels) ; 3 = en cage (18 poules au m², nourries aux farines et recevant des antibiotiques).
© Propos recueillis par Katia Soave pour le magazine Version
Femina.
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